(Agence Ecofin) – Le Sahel enregistre une recrudescence des attaques terroristes dans la zone des trois frontières (Burkina-Mali-Niger). Ployant sous le poids de plusieurs sanctions d’organisations internationales et régionales, le Niger appelle à la solidarité nationale pour faire face à cette crise sécuritaire.
Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le régime militaire en place au Niger, a annoncé le 12 octobre dernier la création d’un fonds de solidarité afin de lutter contre le terrorisme et l’insécurité, a-t-on appris de l’Agence nigérienne de presse (ANP).
Ce fonds sera financé par des prélèvements sur les hydrocarbures, les redevances des opérateurs de télécommunications et les transports entre autres. Des contributions volontaires financières ou en nature sont également attendues des entreprises, des ONG et des programmes de développement ainsi que de la Diaspora.
Les ressources mobilisées vont contribuer au financement des actions de renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et serviront à la prise en charge des citoyens victimes des déplacements forcés liés à l’insécurité, rapporte l’ANP.
Cette décision du CNSP intervient alors que ce pays du Sahel est en proie à une recrudescence des attaques terroristes dans la zone dite des trois frontières (Burkina-Mali-Niger). Le 2 octobre dernier, un bilan officiel a fait état du décès de 29 soldats, majoritairement issus des forces spéciales (60 morts selon d’autres sources civiles et sécuritaires) au cours d’une attaque à Tillia, une préfecture située à l’ouest de la ville de Tahoua au Niger, selon les données du gouvernement.
En plus de la crise sécuritaire, le pays doit également faire face à une situation économique précaire, en raison des lourdes sanctions imposées par les organisations internationales et sous-régionales, à la suite du coup d’État du 26 juillet dernier. Le régime militaire en place a été contraint de réviser sa Loi de finances pour l’année budgétaire 2023, en réduisant les dépenses de 40 %. Parallèlement, plusieurs aides internationales ont également été interrompues, en raison du putsch. La dernière en date est celle des États-Unis, annoncée le 10 octobre dernier.
Charlène N’dimon (stagiaire)
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