Un projet de lutte contre la Covid-19 a pris fin au Cameroun, avec des résultats prometteurs. Cependant, la maladie reste présente dans le pays, et les autorités sanitaires appellent à la vigilance.
Après un peu plus d’un an d’activités, l’heure est au bilan ce 19 octobre 2023, pour ce projet initié par la délégation régionale de la Santé publique du Centre, avec l’appui de la fondation Elizabeth Glaser. C’était en présence des chefs de districts de santé et responsables des formations sanitaires impliqués dans le projet au sein des 12 formations sanitaires concernées dans la région du Centre.
Un bilan positif
C’est ce qu’affirme Dr Aimée Florence Kissougle, chef de section des opérations du système de gestion de l’incident Covid-19 et cheffe de la byrigade de Contrôle des activités des soins de santé à la délégation régionale de la Santé publique du Centre. Pour ce responsable en effet, ce projet leur a permis de diagnostiquer les patients souffrant de la Covid-19 dans les formations sanitaires alors qu’ils venaient avec des symptômes qui pouvaient donner lieu à d’autres diagnostics.
Grâce à ce projet également, selon elle, ils ont pu renforcer les capacités des prestataires de soins dans les formations sanitaires concernant la Covid-19 (son diagnostic, sa prise en charge et le suivi des patients). « Au-delà, nous avons aussi mis en place un certain nombre de dispositifs, pour que les patients qui arrivent et qui présentent les symptômes évocateurs de la Covid-19 ne passent pas inaperçus», ajoute-t-elle.
Des difficultés surmontées

Des résultats prometteurs qui ont cependant dû braver un certain nombre d’obstacles dont le premier était lié aux patients, « car beaucoup d’entre eux refusaient le diagnostic, refusaient de se faire tester et voulaient qu’on pense à autre chose qu’au Covid-19, quand bien même on voyait qu’ils avaient des symptômes évocateurs de la maladie », explique Dr Aimée Florence Kissougle qui poursuit: « Certains se faisaient même tester mais après, refusaient de nous donner la géolocalisation de leurs domiciles pour qu’on aille, non seulement désinfecter leurs domiciles, mais aussi sensibiliser autour d’eux sans rupture de confidentialité, les personnes contre la Covid-19 ».
La deuxième difficulté était relative, selon elle, « au personnel même parce que nous avons quand même une instabilité du personnel dans les sites, ce qui faisait qu’on était obligé tout le temps de descendre dans les sites pour briefer le personnel sur le projet et pour le garder en alerte, parce que nous voulions qu’il développe des automatismes concernant la Covid-19 et c’est ce qui a été le cas ».
Des atouts à capitaliser
Les capacités ainsi acquises serviront à combattre d’autres épidémies selon ce médecin pour qui « lorsqu’on est capacité pour une épidémie, on est alerte pour pouvoir adresser d’autres épidémies. Nos personnels de santé sont assez aguerris pour cela et surtout pour travailler en équipe, en étroite collaboration avec les communautés, avec les pouvoirs publics, avec les autorités administratives et même avec les autres sectoriels ».
C’est pour cela qu’elle espère que les résultats ainsi obtenus, attirent l’attention des bailleurs de fonds nationaux et internationaux pour l’appui dans la lutte contre la Covid-19, parce que, fait-elle remarquer, l’on a connu la période où la Covid-19 décimait de nombreux compatriotes, mais il est également temps que tous unissent leurs forces pour traquer cette maladie afin qu’elle soit complètement éliminée de notre environnement.
Aline-Florence Nguini
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