les acteurs de la justice recommandent la relecture de la loi

Cloture du colloque de la modernisation de la justice au Bénin

La modernisation de la justice au Bénin passe également par une législation sur les droits de grève qui répond aux normes internationales. Les acteurs judiciaires béninois le pensent. Et c’est l’une des recommandations du colloque sur la modernissation de la justice béninoise, organisé les 5 et 6 octobre à Cotonou. 

 

Selon les recommadations de ce colloque lues par Cyriaque Dogué,  il est ressorti au cours des travaux, « la nécessité de relire la loi sur le droit de grève en prônant un changement de paradigme notamment à la lumière des normes internationales de l’Organisation internationale du travail (OIT) ».

 

Le colloque de Cotonou sur la justice béninoise a mobilisé des juristes universitaires, des magistrats, avocats, greffiers, des usagers et autres acteurs de la justice.

 

Le régime du président Patrice Talon a supprimé la jouissance du droit de grève pour certains corps et limité pour d’autres. Et ce, à travers la prise de la loi N°2018-34 du 5 octobre 2018 modifiant et complétant la loi N°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice de droit de grève en République du Bénin. Cette loi retire le droit de grève aux magistrats, aux personnels de la santé et de la sécurité. Elle limite, pour les agents du secteur de l’éducation, la durée des grèves à 10 jours par an. 

 

La restriction du droit de grève a été élargie en 2022 aux agents des secteurs d’activités portuaires et aéroportuaires ainsi que celui des hydrocarbures. Les travailleurs de ces trois secteurs n’ont plus droit de grève au Bénin. La réforme du droit de grève est jugée liberticide par certains acteurs politiques et de la société civile. 

 

 

UATM Gasa formation

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Celtiis Benin

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