Parmi les projets coup de cœur 2023 on retrouve celui de la maison de soins palliatifs régionale Au Diapason, établie à Bromont. « Lorsque Promutuel a lancé son initiative pour cette année, on se demandait justement comment nous pourrions mettre sur pied notre projet chouchou du moment, raconte Charlotte Evans, directrice générale de l’établissement bromontois. C’est Lyne Roy, l’une de nos bénévoles et employée de la Promutuel, qui a soumis notre projet. »
Réalité virtuelle
C’est au printemps dernier que Charlotte Evans et son équipe ont entendu parler de cette technologie pour la première fois. Puis, à la suite d’une présentation de ses applications aux patients en soins palliatifs, il est devenu clair qu’il fallait trouver un moyen de mettre en place cette approche à la maison Au Diapason.
La totalité des 5 000 $ que Promutuel a octroyé à la maison de soins palliatifs sera donc allouée à l’implantation de cette nouvelle approche technologique.
Ce nouvel outil d’accompagnement s’allie à la puissance de la réalité virtuelle pour permettre aux bénévoles et aux intervenants de la maison d’approfondir l’accompagnement aux patients. « C’est très complémentaire à notre approche habituelle », explique madame Evans.
En effet, le casque de réalité virtuelle n’est pas automatiquement le genre de chose que l’on associe aux soins de fin de vie. Et pourtant! « Ce nouveau programme, Immersion Au Diapason, permettra aux patients de voyager à travers le monde. Quiconque a déjà tenté l’expérience de l’immersion vous dira que c’est un peu magique. On est véritablement transporté et si ça ne permet pas de tout oublier, ça soulage au moins quelques inconforts. »
Mise en place
Le développement se fera en plusieurs phases. La première permet aux patients de revivre des expériences marquantes de leur vie ou de réaliser un voyage ou une activité qu’ils n’auront pas eu le temps de faire dans la vraie vie. « Marcher dans les rues de Paris, sauter en parachute, voir le Rocher-Percé — le patient peut choisir ce qu’il fera de sa séance et où il ira, s’enthousiasme Charlotte Evans. Le corps ne peut peut-être plus suivre le rythme, mais la tête elle, oui! »
La technologie a été développée par Super Sublime, un organisme à but non lucratif québécois dont la mission est d’œuvrer à l’allègement des souffrances physiques et morales par la démocratisation et l’humanisation des technologies. Mais une fois créé, l’outil continue d’évoluer. Ainsi, il est dans les plans de poursuivre le développement de ce dernier afin d’en arriver à personnaliser davantage l’expérience. « Éventuellement, il sera possible pour un patient de revoir sa maison d’enfance ou de revoir un endroit significatif. »
Au fil du développement de la technologie, les intervenants et les bénévoles qui accompagnent les patients seront régulièrement mis au fait des avancées. La formation initiale commencera sous peu avec une immersion, dans le but de faire vivre l’expérience aux intervenants de manière à ce qu’ils puissent bien comprendre ce que vivront les patients et surtout l’impact que pourraient avoir ces séances. « En fin de vie, chaque expérience prend une signification particulière. Et ces moments de réalité virtuelle peuvent être très chargés en émotion. »
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