Niger: « Les gros flux logistiques vont véritablement commencer la semaine prochaine » : Lignes de défense

Vendredi, le général Eric Ozanne, commandant des forces françaises au Sahel, a tenu une conférence de presse commune avec le colonel nigérien Mamane Sani Kiaou, chef d’état-major de l’armée de Terre.

Cette conférence de presse faisait suite à la confirmation par l’EMA français que dans le cadre du désengagement du Niger, un premier convoi terrestre avait rejoint N’Djamena (voir mon post du 19 octobre). 

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Sophie Douce, la correspondante de Ouest-France à Niamey fait le point sur le retrait tricolore:
– A la date du 20 octobre, 282 militaires français ont déjà quitté le Niger et 400 autres soldats doivent être rapatriés « dans les jours à venir », a indiqué le chef d’état-major de l’armée de Terre nigérien, le colonel Mamane Sani Kiaou,.
– « Deux gros convois avec des véhicules militaires qui étaient en zone nord » sont partis, tandis que plusieurs autres convois  qui vont « transporter des conteneurs avec du matériel non sensible dedans », sans « armement » ni matériel « de transmission » seront organisés dans les prochaines semaines, a précisé le général Eric Ozanne, commandant des forces françaises au Sahel.
– Au total, 2 500 conteneurs doivent être évacués hors du pays. Un défi logistique et sécuritaire de taille.
– « Les gros flux logistiques vont véritablement commencer la semaine prochaine », a précisé le colonel nigérien. « C’est un transporteur externalisé et civil qui s’occupe de ça et c’est totalement transparent, notamment pour les populations qui verront juste des camions avec des conteneurs comme il y en a beaucoup » 
– A cause de la fermeture de la frontière du Bénin depuis le coup d’Etat au Niger et du fait des sanctions imposées par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fin juillet, l’armée française devra transporter une grande partie de ses équipements lourds par la route en passant par le Tchad puis, dans un second temps, jusqu’au port de Douala, au Cameroun. Un voyage de plus de 3 000 kilomètres à travers des zones hostiles, où plane la menace des djihadistes de Boko Haram et liés à la filiale en Afrique de l’Ouest de l’Etat islamique (Iswap).
– « On a travaillé ensemble pendant des années, on a demandé qu’ils quittent donc on voudrait que tout se passe bien », a insisté le colonel Mamane Sani Kiaou. En cas de « blocage », deux pays ont été choisis comme intermédiaires : les Etats-Unis et le Togo.
– « L’objectif des annonces présidentielles d’un départ au 31 décembre sera tenu », assure le général Ozanne.

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