les Springboks, vainqueurs sur le fil, défendront leur titre en finale de la Coupe du monde de rugby
Ils sont passés par le chas de l’aiguille. L’Afrique du Sud n’a pas livré son plus beau match de la Coupe du monde de rugby, samedi 21 octobre au Stade de France : malmenés, maladroits et comme lessivés par les trombes d’eau s’abattant sur la Seine-Saint-Denis, les partenaires du capitaine Siya Kolisi n’ont écarté de vaillants Anglais qu’en toute fin de rencontre. Mais dans une rencontre fleurant bon le rugby d’antan – où le ballon passe davantage de temps dans les airs que dans les mains des belligérants –, les tenants du titre ont fini par remporter le bras de fer par la plus fine des marges (16-15). Quatre ans après leur sacre au Japon, les Springboks défendront leur couronne en finale, face à leurs plus grands rivaux, les All Blacks.
« Aujourd’hui, c’était vraiment moche, a reconnu le capitaine sud-africain après la rencontre. Mais c’est aussi ça, l’étoffe des champions. » Etre capable de l’emporter même lorsque les éléments semblent contre vous. « Avant d’être un match laid, c’est une victoire, et voilà ce dont on se souviendra », a poursuivi Siya Kolisi. Comme la semaine passée contre les Français en quarts de finale, les Vert et Or ont peiné, été menés, « mais nous avons trouvé un moyen de revenir dans la partie, a savouré le futur joueur du Racing 92. Peu d’équipes au monde pourraient l’emporter de la sorte. » Après avoir couru après la marque tout au long de la partie, les Springboks s’en sont sortis par la botte de leur demi d’ouverture Handré Pollard – remplaçant au coup d’envoi –, auteur d’une pénalité victorieuse à deux minutes de la fin du match.
Dans un Stade de France bondé – et aux basques de l’arbitre de la partie, Ben O’Keeffe, déjà au sifflet lors du quart des Bleus, et copieusement hué par les spectateurs français dès son échauffement –, l’Angleterre a longtemps posé des problèmes insolubles aux champions du monde en titre. « Ils ont été exceptionnels ce soir. Ils avaient un très bon plan tactique et nous ont vraiment mis sous pression », a salué le sélectionneur sud-africain, Jacques Nienaber après la partie.
A l’aise, les hommes de Steve Borthwick ont longtemps paru maîtriser la rencontre, contrairement aux Springboks qui ont multiplié les fautes de main tout au long du match, courant après la savonnette qu’était devenu le ballon – pluie incessante oblige. Un exercice où les Anglais n’en sont pas à leur coup d’essai : vendredi, l’entraîneur en charge de l’attaque de la Rose, Richard Wigglesworth, dévoilait que lorsqu’ils s’attendent à jouer sous la pluie, la semaine précédente est passée à s’entraîner avec des ballons humides, « un type de la logistique en bord terrain avec un seau d’eau » étant chargé de préparer les joueurs à « manier un ballon glissant plutôt qu’un ballon sec ».
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