Alors le gouvernement mexicain organise son sommet sur le développement et la migration les samedi et dimanche 21 et 22 octobre 2023, à Palenque dans l’Etat du Chiapas, à Ciudad Hidalgo, des migrants accompagnés de l’organisation Peuple sans frontière (Pueblo sin fronteras en espagnol) ont manifesté dans cet Etat mexicain à la frontière avec le Guatemala, pour exiger que des solutions humanitaire soit prises lors de ce sommet auquel participent 13 pays dans les régions des Amériques et des Caraïbes, dont Haïti.
Ces migrants issus de divers pays des Amériques et des Caraïbes n’ont pas mâché leurs mots pour qualifier le sommet mexicain de « honte et de corruption » en considération de plusieurs centaines de migrants qui perdent la vie sur la route migratoire chaque année.
En face d’un point de l’Institut national des migrations et de la Garde nationale du Mexique, les migrants agitaient des slogans, comme : « 40 morts. 40 millions. Le sommet de la corruption. Cuba, Colombie, Nicaragua, Venezuela, Panama, Honduras, El Salvador et Nicaragua ».
Le militant de l’organisation Peuple sans frontière, Irineo Mújica, soutient que : « Le Sommet vient facturer la migration parce qu’ils la laissent passer, une crise provoquée intentionnellement par des pays pour la faire payer aux États-Unis. »
Selon des données rendue publiques par selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la frontière mexicaine accueille 16 000 migrants par jour. Ces migrants sont issus de différents pays parmi ceux invités au sommet : Belize, Colombie, Costa Rica, Cuba, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Nicaragua, Panama et Venezuela, dans l’optique soit de rester dans le pays ou qui utilisent tout simplement le Mexique comme pays de transit pour rentrer aux Etats-Unis d’Amérique.
« La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique est l’itinéraire migratoire terrestre le plus meurtrier au monde », s’est alarmé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui dit avoir recensé « 686 décès et disparitions de migrants à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique en 2022 ».
Plusieurs chefs d’Etats et chanceliers sont présents à ce sommet, parmi eux le chef d’Etat de la Colombie, de Cuba, du Honduras et du Venezuela, le vice-président du Salvador et le vice-premier ministre du Belize, ainsi que des ministres et ministres des Affaires étrangères du Costa Rica, de l’Équateur, du Guatemala et Panama.
A travers ce sommet, le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador veut se « mettre d’accord » avec ses partenaires d’Amérique latine pour « chercher la coopération du gouvernement des Etats-Unis », rapporte TV5 Monde, qui souligne que l’objectif du Mexique consiste à donner une dimension régionale au problème, d’après la spécialiste Dolores Paris Pombo.
Même s’il faut s’attendre à une « sommet très déclaratif », il s’agit « du début d’un dialogue avec les pays du sud », ajoute la spécialiste interpellée sur la tenue du sommet.
Le Premier ministre haïtien Ariel Henry a été invité par le président mexicain Andrés Manuel López Obrador, selon un communiqué de presse du gouvernement haïtien publié avant-hier. Le titulaire de la Primature haïtienne est en tête de la délégation haïtienne qui s’est rendue à Palenque après le sommet Canada-Caricom.
« A ce sommet, le Premier ministre plaidera pour des investissements massifs dans les pays d’origine des migrants, en vue de leur offrir un avenir et une espérance chez eux pour combattre la misère et favoriser la création de richesses et d’opportunités pour une vie meilleure. », avait informé le gouvernement dans un communiqué de presse.
Soulignons que malgré le programme Humanitarian parole lancé par le Président américain Joe Biden en janvier dernier devant permettre à 30 000 migrants issus du Venezuela, de Cuba, de Nicaragua et d’Haïti, d’entrer légalement chaque mois aux Etats-Unis, les migrants de ces pays continuent de prendre divers chemin pour accéder au pays de l’oncle Sam.
Le Mexique étant un pays qui partage une frontière avec les Etats-Unis, devient un passage privilégié pour ceux et celles qui veulent rentrer dans le pays de Joe Biden à la recherche de mieux-être en fuyant, pour certains, la violence des gangs et la misère.
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