Charlotte, Charles, Philippe, Sylvain, Théo, Erwan, Fred, Pierre et Stellgis vivent de Rennes à Lannion, en passant par Binic, Lanleff ou encore Guingamp. Intermittents du spectacle, retraités, ou profs de musique, ils partagent une même passion pour l’afrobeat dont le musicien Fela Kuti est le plus grand représentant, et ont créé le groupe Mata Hari en 2017. Une section à neuf musiciens qui fonctionne très bien en live, d’où le gros manque ressenti en période de pandémie, quand tous les rendez-vous culturels s’annulent.
« Nous ne sommes sûrs de rien ! »
« La Sirène nous propose sa technique, son personnel, ses locaux et c’est juste formidable de se voir pour créer ensemble car nous avons un projet d’album ; nous ne pouvions plus continuer de nous retrouver dans la salle à manger ou le garage des uns et des autres, d’autant que notre style de musique impose de prendre son temps. Souvent, les morceaux durent vingt minutes et la voix ne vient qu’au bout de 3,30 minutes ». Et comme tout le monde, le groupe se demande de quoi demain sera fait ! « On démarche les bars, les fêtes, les communes, les cafés culturels ; on a des dates du printemps dernier qui ont été reportées mais pour l’instant, nous ne sommes sûrs de rien. On nous avait aussi promis des aides à l’enregistrement mais pour l’instant, nous ne voyons rien venir ». Le pôle culturel, privé de ses ateliers ouverts aux adultes (les cours pour les enfants et adolescents sont maintenus), continuera d’accueillir les artistes qui en ont besoin. « Pour mars et avril, c’est le cas » rappelle Étienne Kerbaul, régisseur de la salle.
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