Se payer la pomme de Bigflo et Oli, c’est plutôt facile. Et on sait qu’ils ne lâcheront pas les chiens comme Booba sur les réseaux sociaux.
Oui, leurs salles ressemblent pas mal à des kermesses ou des cours de collège. Oui, le Journal de Mickey les kiffe bien. Non, ils n’ont pas le profil de l’emploi pour jouer les gangstas, ni même pour tenir dix secondes au bras de fer.
Tout ça, on le sait depuis belle lurette. Ce qu’on oublie de dire, en revanche, c’est que ces deux frangins sont de vrais musiciens, sacrément portés sur le show.
Après tout, on ne remplit pas des Zénith un peu partout en France en jouant les moniteurs de colo…
Mélange des genres
A Nice, Bigflo et Oli ont déroulé un spectacle consistant, entre morceaux au débit mitraillette (La vie d’après), moments de partage avec leur orchestre à sept têtes (Oli à la trompette, Bigflo aux percus pour Papa et son parfum salsa).
Mais aussi, bien sûr, des hymnes radio qui font bouger les bras (il faut bien rentabiliser les bracelets lumineux distribués au public), à l’image de Plus tard ou Sur la lune.
Sans oublier quelques moments plus posés et portés sur l’émotion. Comme avec José et Amar, ce morceau sincère sur leurs grands-pères, José l’Argentin et Amar l’Algérien.
En allant dans ce registre intime, les Haut-Garonnais pourraient paraître mièvres aux yeux de leurs confrères de la scène rap. Mais, mine de rien, ils se mouillent un peu sur le plan de la question d’identité, contrairement à ces centaines de textes tournant autour de la sainte trinité fric-frime-shit.
Les +1 dans la poche ?
Avec les petits gars de Toulouse, on sait où on met les pieds désormais. Et eux aussi.
« On va chambrer un peu, mais on sait qu’il y en a qui sont là pour faire du tourisme musical, hein. On les voit les +1, ces types à qui on a proposé de récupérer une place à la dernière minute et qui ont répondu :’pourquoi pas’, avec des points de suspension », se marrait Bigflo.
Dans l’ultime quart d’heure, sous l’effet du triptyque Coup de vieux, Dernière, Bons élèves, les +1 ont peut-être commencé à balancer la tête. Et ce n’était pas couru d’avance.
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