Cabriès : l’association Raffierkro a célébré ses actions solidaires depuis 60 ans de la Côte d’Ivoire

Les participants à la réunion attendaient les retours de la famille Raffier en provenance de Côte d’ivoire. En effet, Mija Raffier, l’épouse du docteur Gilbert Raffier, codécouvreur du virus Ebola disparu il y a deux ans et sa fille, Mido Raffier, présidente de l’association Raffierkro, se sont rendues au village du même nom pour fêter le 60e anniversaire de sa fondation.

Parties début octobre, elles ne sont pas arrivées les mains vides et peuvent remercier la commune de Cabriès-Calas, impliquée dans le projet. Les élèves de CM2 de l’école de la Trébillane ont chacun écrit une lettre pour les élèves ivoiriens. Ceux de l’école de musique ont aussi joué leurs plus beaux morceaux au musée Edgar-Mélik. Une prestation filmée pour les écoliers de Raffierkro.

Et ce n’est pas tout, comme nous l’explique Amapola Ventron, maire de la commune. « J’ai rencontré fortuitement un représentant de la Compagnie fruitière aux Arnavaux à Marseille, qui travaille avec la Côte d’Ivoire, raconte-t-elle. Ils nous ont offert deux palettes de denrées diverses auxquelles nous avons joint des fournitures scolaires, des articles de sport et des livres. En tout, 400 kg de dons ont été livrés gratuitement grâce cette chaîne de solidarité. »

Ferme de spiruline

Durant l’anniversaire sur place, Mija Raffier a été intronisée « chef coutumière », ce qui est très rare. Les actions de l’association pour ce village sont axées sur la santé, l’éducation des enfants et surtout faire en sorte que les jeunes du village soient autonomes et puissent obtenir des microcrédits par exemple. Aussi, une école et un cabinet médical, toujours en activité ont été bâtis. L’association a également créé une ferme de spiruline gérée par quatre villageois, qui est devenue une source de revenus importante.

La présidente Mido Raffier partage son périple et les actions engagées. « Nous revenons de notre voyage annuel à nos frais au village de Raffierkro en Côte d’Ivoire et nous avons fêté les 60 ans du commencement de l’histoire de la léproserie puis du village postcure par le Dr Gilbert Raffier et depuis 1992 Raffierkro. Nous avons travaillé sur les projets en cours : la ferme de spiruline avec ses débouchés vers un orphelinat à Bouaké et des écoles primaires de Raffierkro« , développe Mido Raffier qui indique avoir rencontré de nombreuses personnalités comme le 1er adjoint du maire de Bouaké pour évoquer les travaux afin d’agrandir la ferme de spiruline. La seule qui puisse d’ailleurs vendre sa spiruline en Côte d’Ivoire aujourd’hui.

« Les choses avancent lentement, le combat contre la misère continue et chaque opportunité d’aider un jeune à étudier et se développer chez lui est un succès« , souligne la présidente de l’association avant de lancer que venir en aide aux populations sur place est « la seule façon de ne pas les retrouver au fond de la Méditerranée« . En référence aux dizaines de milliers de migrants morts noyés depuis des années pour rejoindre l’Europe.

Le combat initial du Dr Raffier, la réhabilitation sociale des lépreux, est complété aujourd’hui par le combat pour l’autonomie et l’aide au développement de projets rentables et pérennes. À l’issue de cette assemblée générale de l’association Rafierko, Mija Raffier et Mido Raffier-Moeller ont remis à Amapola Ventron les lettres écrites par les élèves ivoiriens pour ceux de l’école de la Trébillane, des vidéos relatives au 60e anniversaire et un pagne baoulé confectionné par le tisserand du village.

De nombreux projets fourmillent comme la création d’une boulangerie, de la rénovation de la maison d’accueil. Et bien d’autres encore…

Pour faire un don : www.helloasso.com/associations/association-raffierkro/adhesions/cotisation-2024. Site web : raffierkro.org ou [email protected]

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