Extension en mer, feux d’artifice, navigation… Comment limiter l’impact des activités humaines sur les réserves marines de Monaco?
Les activités humaines suivies de très près
« Toute aire marine protégée doit avoir un suivi des activités humaines, confie Jacqueline Gautier-Debernardi, directrice de l’Association monégasque pour la protection de la nature. L’objectif étant de trouver un juste équilibre avec l’environnement. »
À Monaco, territoire aussi étriqué qu’urbanisé, des suivis sont opérés sur la plongée sous-marine professionnelle et de loisirs, sur la baignade, les activités nautiques et la navigation dans les deux chenaux desservant le Méridien Beach Plaza et le Monte-Carlo Bay.
En 2017, sur ce dernier volet, plus de 2 500 bateaux de diverses tailles avaient été comptabilisés durant les quatre jours du Grand Prix de F1.
De ce constat de surfréquentation est né un cadre réglementaire de régulation établi avec les services de l’État afin de ne pas impacter le milieu. « Depuis 2018, seuls les navires autorisés peuvent emprunter le chenal du Méridien et un service de navettes de l’hôtel est disponible », salue Jacqueline Gautier-Debernardi.
Sur site, l’AMPN et les Affaires maritimes informent et sensibilisent les usagers. Les agents de la Division de police maritime et aéroportuaire, eux, veillent au grain et peuvent sévir.
En naviguant dans les aires marines protégées, hors des chenaux, l’usager de la mer s’expose à une amende oscillant entre 600 et 1.000 euros. S’il récidive, la sanction est plus importante : six jours à un mois d’emprisonnement et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 2.250 euros.
Quant à la pêche et à la chasse sous-marine, strictement interdites, les sanctions sont aussi importantes : 3 mois à 1 an de prison et une amende allant de 9.000 à 18.000 euros. Le tribunal peut aussi condamner le prévenu et prononcer la confiscation du navire, embarcation ou matériels, ordonner leur vente ou destruction.
Un œil sur les feux d’artifice
Un suivi sur les feux d’artifice a permis, aussi, de bouger les lignes et faire évoluer la pratique de cet art pyrotechnique. « Par le passé, on a constaté des déchets qui n’avaient pas lieu d’être dans la réserve. Ce contrôle a permis de faire remonter les informations, d’échanger avec les artificiers et d’établir un cahier des charges rigoureux. Par exemple, utiliser des matières biodégradables au lieu de fils électriques et de plastique. »
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