Pourquoi des bureaux de poste ferment dans les Alpes-Maritimes?

Rien ne disparaît, tout se transforme. C’est en adoptant la philosophie de Lavoisier que La Poste répond à cette grande question: pourquoi des bureaux ferment dans les Alpes-Maritimes? Si cette année aucune grille n’a été définitivement baissée dans le département, l’année dernière quatre bureaux ont fait leurs adieux à la population: Saint-Jeannet, Saint-Laurent-du-Var Leclerc, Nice Cimiez et Nice Lympia. Mais pour la direction, il ne s’agit pas de perte sèche et brutale. Elle préfère parler de basculement d’activités « vers des partenariats ». En clair: une autre forme de présence et de service. Que ce soit en mutualisant un même espace – qu’il lui appartienne ou non – avec différentes entreprises et organismes privés ou publics ou encore en misant sur les relais installés chez les commerçants de proximité.

Encore 90 bureaux dans les Alpes-Maritimes

Aujourd’hui, sur les 226 points de contact de La Poste dans le 06, 90 d’entre eux sont des bureaux (les agences communales n’en sont pas). Il y a cinq ans, sur les 210 points de contacts répartis sur le territoire, 100 étaient des bureaux. La tendance est évidente: leur nombre se réduit. Mais pourquoi? « Le trafic client en bureau de poste de janvier 2022 à septembre 2023 a chuté de 7,9% sur l’ensemble du département », indique la direction qui insiste sur la notion de proximité: « Le véritable enjeu est de rester sur place, sous la forme la plus adaptée à la demande, tout en assurant la mission de service public et en maintenant l’équilibre économique. »

« 99,4% » des Azuréens près d’un service

Mais comment sont choisis les établissements qui baissent leur rideau? « Quand on voit un établissement en difficulté avec une fréquentation en baisse et des opérations sans valeurs ajoutées – que pourrait assurer quelqu’un qui n’est pas postier -, nous menons une étude. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte: les activités, les perspectives économiques, la concurrence, le fonctionnement du secteur… Le but étant de voir comment les clients peuvent piocher dans les différents services sur leur secteur. » Et ensuite? « À chaque fois que l’on constate un problème, on présente cette analyse aux municipalités concernées. Après échange, on décide de réduire l’amplitude horaire du bureau ou d’aller vers un partenariat. »

Selon La Poste, sa présence est plus qu’assurée dans les Alpes-Maritimes: « 99,4% de la population est à moins de cinq kilomètres ou vingt minutes en voiture d’un point de contact, quand notre obligation légale s’élève à 90%. »

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