Publié le 1 nov. 2023 à 18:16
Pour le premier jour du sommet international sur l’intelligence artificielle (IA) réunissant responsables politiques, géants de la tech et experts à Bletchley Park, à 80 kilomètres au nord-ouest de Londres, la Chine, les Etats-Unis, l’Union européenne et une vingtaine de pays ont signé une déclaration pour un développement « sûr » de cette technologie qui promet de révolutionner l’économie mondiale, mais qui pose aussi des risques majeurs.
L’Union européenne et les 28 pays réunis à Bletchley Park – un lieu chargé d’histoire, car c’est dans ce manoir que le mathématicien Alan Turing a décrypté le code utilisé par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale – se sont mis d’accord sur « le besoin urgent de comprendre et gérer collectivement les risques potentiels » de l’IA. Lancé il y a environ un an, ChatGPT a révélé le potentiel de l’IA dite générative, c’est-à-dire capable de dialoguer en langage humain.
« Tracer une voie à suivre »
La déclaration de Bletchley « montre que pour la première fois, le monde se réunit pour identifier le problème et mettre en avant ses opportunités » a indiqué la ministre britannique de la Technologie Michelle Donelan, dont les propos ont été recueillis par l’AFP. Selon elle, la réunion « n’a pas pour objectif de poser les bases d’une législation mondiale, elle doit servir à tracer une voie à suivre ».
Si les robots d’IA générative suscitent d’immenses espoirs pour la médecine ou l’éducation, ils pourraient aussi déstabiliser les sociétés, permettre de fabriquer des armes ou échapper au contrôle des humains, a averti le gouvernement britannique. Après une première journée consacrée aux dangers des IA les plus avancées, ce jeudi à Bletchley sont attendus des dirigeants politiques de premier plan comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
Groupe d’experts
A l’initiative de la réunion sur l’IA, le Royaume-Uni espère convaincre ses partenaires du besoin de créer un groupe d’experts sur le modèle du Giec pour le climat. De fait, toutes les grandes puissances cherchent la meilleure façon de réguler l’IA. Rassemblant les sept économies les plus avancées au monde, le G7 a adopté lundi un code de bonne conduite .Mais la tâche est ardue. Dans une lettre ouverte publiée mardi, plusieurs des « pères fondateurs » de cette technologie ont plaidé pour « l’élaboration et la ratification d’un traité international sur l’IA », afin de réduire les risques « potentiellement catastrophiques que les systèmes avancés font peser sur l’humanité ». En matière d’IA, trouver des garde-fous qui n’entravent pas l’innovation reste une tâche ardue.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.