Une semaine pour parler à haute voix de l’infertilité

Déjà 10 ans que le Collectif BAMP s’est lancé pour défi de sensibilser tout un chacun à la réalité de l’infertilité que beaucoup traversent en silence. La 9ème édition de la semaine de sensibilisation à l’infertilité est donc un outil d’information mais surtout une occasion de faire sortir de ce silence une situation qui est souvent un drame pour les familles qui la connaissent.


Maud est suivie par Sylvia depuis plusieurs années. Des années qui n’ont pas toujours été simples. Surtout quand il a fallu admettre cette situation d’infertilité à laquelle Maud n’était pas préparée et même, qu’il lui aura fallu du temps pour l’accepter et agir autrement pour y faire face. 
Comme chaque fois dans ces cas, il a d’abord fallu instaurer un dialogue entre la patiente et sa gynécologue. Un échange essentiel pour qu’il soit fructueux

©Guadeloupe

Et c’est parce que Maud n’est pas un cas unique que désormais, la sensibilisation à l’infertilité est devenu un rendez-vous régulier à cette période de l’année. Maud a d’ailleurs choisi d’être partie prenante en racontant son histoire pour que d’autres puissent oser s’interroger sur leur situation et surtout, tenter de voir avec les spécialistes ce qui peut encore être mis en oeuvre 

©Guadeloupe

C’est que, les chiffres sont là pour souligner l’importance du sujet et la nécessité d’y faire face au plus tôt. Une telle information passe par la définition et les mots à employer pour chaque situation. C’est ce rôle que la semaine de sensibilisation à l’infertilité s’est donnée depuis 10 ans.

D’abord, il faut savoir que l’infertilité est la difficulté à concevoir un enfant. La probabilité de survenue d’une grossesse au cours d’un mois ou d’un cycle menstruel, chez un couple n’utilisant pas de contraception, est de l’ordre de 20 à 25%. On parle d’infertilité en cas d’absence de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés pendant une période d’au moins 12 mois. D’après les données de l’Enquête nationale périnatale (ENP)