Les joueurs du Mulhouse BA ont réalisé un gros match face à Caen, ce vendredi soir au Palais des sports, où ils ont mené pratiquement tout le temps avant d’encaisser dans les dernières secondes un panier à trois points qui leur a été fatal (80-81).
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Aujourd’hui à 22:30
| mis à jour aujourd’hui à 22:42
Les joueurs du Mulhouse Basket Agglomération, toujours privés de l’ailier américain Chris Seeley, n’avaient qu’un seul objectif, ce vendredi soir au Palais des sports : décrocher une troisième victoire d’affilée après celles obtenues face au Havre et à LyonSO, en venant à bout de Caen, l’une des grosses armadas de la poule. Ils ont longtemps cru qu’ils allaient y arriver avant de déchanter dans les ultimes secondes.
Ils s’emparent d’emblée des commandes (8-2 à la 3e ). Ils mettent de l’agressivité, de la dureté et de l’intensité dans leur jeu et sont récompensés de leurs efforts par un 10-4 qui leur permet de creuser l’écart sous les acclamations de supporters ravis du spectacle (18-6 à la 5e ). Ils enflamment la salle et s’emballent peut-être un peu trop, donnant l’occasion à leurs adversaires de revenir, grâce notamment à quelques contre-attaques fulgurantes (23-20 à la 8e ). Les Alsaciens sont malgré tout toujours devant à la fin de dix minutes maîtrisées.
Les protégés de Lauriane Dolt, attaquent le deuxième quart-temps comme ils ont attaqué le premier, avec la même débauche d’énergie. Et la même adresse. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Tout, ou presque, leur réussit. À tel point qu’ils comptent bientôt 17 longueurs d’avance tandis que l’ambiance est à son comble (49-32 à la 17e ). Les visiteurs resserrent alors les rangs et le verdict est sans appel : les Haut-Rhinois ne réussissent qu’un seul panier lors des trois dernières minutes alors que les Normands, diablement efficaces dans la raquette, les enchaînent. Mais Victor Serrano, le capitaine du MBA, et les siens sont toujours en tête à la pause (52-45 à la 20e).
Au retour des vestiaires, les locaux ont du mal à garder leurs distances et à trouver des solutions pour endiguer les assauts de Normands nettement plus dangereux des deux côtés du parquet.
Un panier à trois points venu de nulle part
Moins en réussite qu’auparavant (6/12, dont 2/7 à trois points), ils perdent inexorablement du terrain (60-59 à la 25e ) et finissent par être menés au score pour la première fois de la rencontre (60-61 à la 26e ). Plus solidaires et déterminés que jamais, ils ne lâchent rien. Ils limitent les dégâts (62-67 à la 28e ) et réussissent le tour de force de repasser devant sur un panier longue distance de Samuel Eyango-Dingo (68-67 à la 30e).
Le plus dur reste à faire : tenir jusqu’au bout. La tension est montée d’un cran, les Caennais se font désormais copieusement siffler par le public dès qu’ils ont la balle. Les Mulhousiens l’ont déjà prouvé à maintes reprises : ils ne rechignent jamais à partir au combat, dussent-ils y laisser leurs dernières forces.
Ils en font une nouvelle fois la démonstration. Ils ne s’affolent pas, ils gardent toute leur lucidité et ils mettent des bâtons dans les roues des hommes de Stéphane Eberlin qui ne s’attendaient peut-être pas à devoir faire face à une telle opposition (79-70 à la 35e ). Les Alsaciens ne craquent pas (80-78 à la 40e ). Mais Antoine Rojewski trouve le moyen, à 7’’9 de la fin d’un match sifflé par un seul arbitre après la blessure de son binôme, de marquer un panier à trois points venu de nulle part. Caen réussit le hold-up parfait (80-81).
« Perdre d’un point, c’est vraiment très frustrant », résumait Hugo Minnig. « On a fait un bon match, mais on ne gagne pas, malheureusement. On aurait pu mieux défendre en fin de première mi-temps et rater moins de lancers francs (7/16). »
« Ce n’est pas la première fois qu’on perd de peu et c’est vraiment difficile à encaisser », soulignait de son côté Florian Pouaveyoun, tout aussi désabusé que son coéquipier. « On doit continuer à travailler. La prochaine fois, on gagnera. »
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