JME 2023 : L’IESNI-Section du Niger plaide pour la qualité de l’éducation et l’amélioration des conditions de travail des enseignants (es)
Dans le cadre de la commémoration de la Journée Mondiale des Enseignant-e-s (JME) célébrée le 05 Octobre tous les ans, l’international de l’éducation Section du Niger (IESNI) a organisé une conférence publique au Siège du SNAD à Niamey. L’activité a mobilisé une foule imposante des participants (es) du secteur de l’éducation au Niger. La rencontre a été marquée par la présence de la Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement professionnelle et de la Promotion des langues nationales, Dr Shérif Elisabeth. Organisée par l’UNESCO, l’International de l’Education (IE), l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Edition 2023 de cette Journée est placée sous le thème : « Les enseignants dont nous avons besoin pour l’éducation que nous voulons : l’impératif mondial de remédier à la pénurie d’enseignants ».

Dans le message qu’elle a livré lors de la cérémonie d’ouverture, la Ministre Dr Shérif Elisabeth a rendu un grand hommage au corps enseignant pour les efforts énormes consentis en vue d’assurer la continuité pédagogique malgré l’insécurité et les chocs climatiques qui fragilisent le pays. Ensuite, la ministre a axé son intervention sur la mise en œuvre d’un système d’évaluation hebdomadaire ou de suivi régulier des acquis des élèves

Selon ses explications, cela permet d’éviter aux élèves d’accumuler des lacunes tout au long de leur cursus. L’école attrayante découle de travail collaboratif de la communauté scolaire, toute entière. De ce fait, elle ne doit pas se limiter à transmettre des contenus théoriques, elle doit aussi être à même de répondre aux dés environnementaux du milieu et contribuer à la modernisation des activités primaires surtout en milieu rural » a déclaré Dr Elisabeth Shérif. En outre, elle a insisté sur la nécessité d’allier la pratique à la théorie dans le système éducatif d’où l’importance de dynamiser à l’école l’apprentissage de l’instruction civique et morale (ICM), l’éducation physique et sportive (EPS) et les activités pratiques et productives (APP).

Pour le Secrétaire Général de l’IESNI Section du Niger, M. Almoustapha Moussa Idé, le thème retenu pour cette édition trouve toute sa pertinence au Niger qui s’est résolument engagé, depuis le 26 juillet dernier, à être véritablement souverain afin d’amorcer un réel développement socioéconomique pérenne et conforme aux aspirations du peuple. Il a insisté la vision de son organisation qui est de contribuer à garantir une Education de qualité et inclusive durable aux citoyennes et citoyens. Cependant, M. Almoustapha Moussa Idé n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les défis immenses auxquels fait face le secteur de l’éducation : des reformes inadaptées et intempestives, la politisation à outrance du secteur, l’insuffisance criarde d’infrastructures, de matériels didactiques et du personnel enseignants, une forte proportion d’enfants hors d’école ainsi que des pertes exagérées de temps de classe, entre autres.

En ce qui concerne les enseignants (es), poursuit-il, ils sont quotidiennement confrontés au problème de contractualisation désespérante et démotivante de l’enseignement ; un salaire qui confine les conditions de vie peu reluisantes, le surcharge de travail, le manque de reconnaissance, des reformes pédagogiques encombrantes et désorientées, l’injustice et la frustration. Il n’en demeure pas moins que « L’éducation est un outil incontournable pour mieux réussir » a rassuré avant de conclure que : « Aujourd’hui au Niger, nous ne devons plus enseigner de la même manière que nous avons enseigné hier, d’où la nécessité de transformer profondément notre système éducatif et de mettre les enseignants dans les meilleures conditions de mise en œuvre de cette transformation ».

Au nom de la coalition ASO/EPT NIGER, le Coordonnateur Moussa BIZO relativement aux deniers développements de la situation sociopolitique du pays a fondé l’espoir que tout sera mis en œuvre par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Partie (CNSP) et le Gouvernement de transition dans le sens de redonner à l’école nigérienne toutes ses lettres de noblesse. Il a assuré que l’ASO/EPT Niger continuera à mener ses actions de plaidoyer et lobbying pour une éducation gratuite de qualité pour tous, pour défendre l’éducation contre l’austérité et s’assurer que les enseignants sont mis dans des bonnes conditions de travail. Avant de termine son propos, Moussa BIZO a humblement invité les enseignants (es) à « renforcer la culture du patriotisme dans nos écoles car jamais de la vie de notre nation, l’amour de la patrie n’a été aussi fort ».

La rencontre a enregistré la présence du Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation Technologique ; des responsables et représentants des ONG Internationales et des structures actives en Education. Pour rappel, la Journée Mondiale des Enseignants célébrée le 5 octobre de chaque année, est instituée depuis 1994 par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), pour sensibiliser massivement à l’importance du rôle des enseignants, faire un état des lieux de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail, entre autres.
Mohamed IBRAHIM / NIAMEY-SOIR
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