Crise : Sit-in et mobilisation générale projetés contre le climat de terreur en Haïti

P-au-P., 06 nov. 2023 [AlterPresse] — Le regroupement Konbit òganisazyon politik, sendikal ak popilè yo, Tèt kole ti peyizan ayisyen, Mouvman leve kanpe pou yon lòt endepandans, Rezistans pou Ayiti, Kri militan angaje Kafoufèy prévoient d’organiser, dans la matinée du mardi 7 novembre 2023, à Port-au-Prince, un rassemblement devant les locaux de l’ambassade de France, pour dénoncer les actes criminels, la vie chère en Haïti, entre autres, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Ce sit-in vise également à protester contre tout éventuel projet de recolonisation d’Haïti, sous couvert de déploiement d’une mission multinationale en Haïti, pour aider à combattre les gangs armés et à rétablir la sécurité.

Dans la même optique, une mobilisation générale est annoncée pour le samedi 18 novembre 2023 à travers tout le pays, pour déboucher sur le 7 février 2024.

En prélude à la journée du 18 novembre 2023, une série de débats sera organisée autour de l’ouvrage collectif intitulé « Haïti : Urgence d’une solidarité internationale agissante » (face à l’hypocrisie et la mainmise génocidaire des puissances impérialistes).

Au cours de cette semaine, ce livre sera présenté par l’économiste et professeur Camille Chalmers.

Par ailleurs, le coordonnateur de l’Union nationale des normaliennes et normaliens d’Haïti (Unnoh), Josué Mérilien, membre de Konbit òganisazyon politik, sendikal ak popilè yo, appelle à des dispositions urgentes pour permettre à des milliers d’élèves en difficultés de retourner à l’école.

Plusieurs lycées, notamment ceux situés dans les zones les plus défavorisées de la capitale, Port-au-Prince, peinent à rouvrir leurs portes, plus d’un mois après la timide réouverture officielle des classes, le lundi 11 septembre 2023, a déploré l’Union nationale des normaliennes, normaliens, éducatrices et éducateurs d’Haïti (Unnoeh), dans une conférence de presse, le mercredi 25 octobre 2023.

« Le droit à l’éducation de plusieurs milliers de lycéennes et de lycéens dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, est violé. C’est une honte pour l’État haïtien », a fustigé l’Unnoeh.

Pour sa part, l’Unnoh déplore aussi l’irresponsabilité de l’État face à l’augmentation du nombre de personnes déplacées dans le pays, avec les dernières violences armées à Mariani (dans la municipalité de Carrefour, à environ 13 km au sud de la capitale).

Plusieurs familles ont abandonné leurs domiciles, sous la menace de gangs armés qui ont envahi Mariani et ses environs depuis le mercredi 1er novembre 2023.

Le policier national Junior Berlus, de la 19e promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh), est porté disparu depuis le mercredi 1er novembre 2023.

Un nombre indéterminé de personnes auraient été blessées dans ces violences armées à Mariani.

Les transports publics ont repris, dans l’après-midi du samedi 4 novembre 2023, à Mariani.

Cependant, les gangs armés continuent de semer la terreur, en toute impunité, dans plusieurs quartiers dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, comme Pernier, Tabarre, Torcele, Carrefour Feuilles, Martissant, Bel Air, Croix-des-Bouquets, la Plaine du Cul-de-sac, ainsi que dans de nombreuses villes en province.

Le gouvernement de facto garde toujours le silence sur l’expansion de la terreur des gangs armés, alors que la Pnh, de son côté, reste impuissante…devant les actes de barbarie des gangs armés. [emb rc apr 11/06/2023 13:30]

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