Une faculté de pharmacie pourrait ouvrir à Nice en septembre 2024

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y a pas de faculté de pharmacie à Nice. Les étudiants doivent aller dans l’une des 24 villes françaises qui en ont une. Et bien souvent, les Azuréens qui choisissent cette spécialité se tournent vers Marseille. Mais ils pourraient bientôt se former dans la Baie des Anges, et donc y rester. « C’est en bonne voie », assure en tout cas Raphaël Gigliotti, secrétaire de l’URPS (Union régionale des professionnels de santé) Pharmaciens Paca.

Il détaille: « Nous avons mené ce projet au niveau professionnel tandis que Rémy Collomp le faisait au niveau universitaire. Nous avons donc travaillé de concert ces dernières années. » Rémy Collomp est le chef du pôle pharmacie du CHU de Nice. Lui aussi constate « un problème de recrutement. On manque de pharmaciens et de préparateurs dans le département. Tous les domaines sont concernés: les hospitaliers, les officines, la recherche, l’industrie… L’objectif est donc de créer un département pharmacie à l’Université Nice Côte d’Azur afin d’alimenter le territoire sans oublier l’arrière-pays. »

Réponses favorables

« Le dossier a été transmis il y a déjà plusieurs mois aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Nous avons également bénéficié de l’appui de la Métropole », assurent les professionnels. La collectivité a d’ailleurs publié un communiqué sur le sujet en début de semaine.

« Nous avions déjà reçu une réponse favorable de l’Enseignement supérieur et nous avons obtenu un retour positif de l’ARS ce mardi qui n’émet pas d’objection, annonce Raphaël Gigliotti. Il faut encore attendre la décision de l’ensemble des doyens de France, cela ne devrait pas poser de problème. Ainsi, nous sommes en bonne voie pour une ouverture d’une faculté de pharmacie à la rentrée universitaire prochaine. »

« Ce serait positif parce que cela signifie davantage d’étudiants formés sur le territoire qui seraient donc susceptibles d’y effectuer leurs stages et de s’y installer », analyse Rémy Collomp. « Les effectifs seraient établis à 40, ajoute le secrétaire de l’URPS. Ils viendront s’ajouter à ceux des autres universités. C’est donc une bonne nouvelle lorsque l’on sait la pénurie de pharmaciens. »

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.