Charte du Laboratoire pour la protection de l’enfance en ligne.

Considérant les bénéfices de la révolution numérique pour les enfants et les améliorations et d’émancipation qu’elle amène en matière de droit à l’éducation, d’accès à l’information et à la connaissance, et d’exercice de la liberté d’expression.

Considérant que la protection efficace des enfants contre les risques en ligne est un sujet complexe et nécessite des solutions multisectorielles à long terme.

Affirmant que ces solutions devraient respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales en ligne et hors ligne, incluant les droits de l’enfant tels qu’ils sont consacrés par la Convention relative aux Droits de l’Enfant et ses trois Protocoles Facultatifs, selon le cas.

Affirmant que les Droits de l’Homme et parmi eux la protection de la vie privée doivent être au cœur de toute solution visant à améliorer la qualité de l’environnement numérique.

Reconnaissant l’efficacité de méthodes équilibrées et multi-partenaires pour aborder des questions numériques complexes, comme l’illustre le succès de l’Appel de Christchurch pour supprimer les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne et le Partenariat global d’action contre le harcèlement et les abus en ligne fondés sur le genre.

Affirmant l’importance d’approches fondées sur des données empiriques, adaptées aux enfants et tenant compte des traumatismes, et d’un processus rigoureux d’évaluation des politiques, des réglementations et des standards au regard de leurs avantages et de leurs coûts.

Les participants à cette initiative décident de former collectivement un Laboratoire afin d’explorer, de promouvoir, de développer et d’évaluer des solutions qui visent à améliorer la sécurité des mineurs dans l’environnement digital, y compris des produits conçus pour garantir la sécurité et le respect de la vie privée et des services réduisant les préjudices potentiels.

Le Laboratoire est conçu pour aborder des thèmes pertinents pour l’amélioration de l’environnement numérique des enfants, tels que l’âge approprié pour accéder aux contenus, les violences fondées sur le genre et le harcèlement, l’alphabétisation numérique, l’engagement et le soutien parental, la protection de la vie privée, la transparence et la modération, avec une attention particulière sur les enfants les plus à risque.

Le Laboratoire débutera en tant que coalition de volontaires, ayant pour résultat immédiat de briser les silos existants entre les gouvernements, les organisations de la société civile et les entreprises privées opérant dans l’environnement numérique. Le processus de mise en oeuvre tel que décrit dans l’annexe sera affiné tout au long de la première année d’opération.

Tous les participants pourront tirer profit de leur implication eut égard à la diversité de leurs modèles et de leurs moyens: pour proposer des améliorations concrètes fondées sur des évaluations probantes, pour recueillir des informations clés afin d’aider à élaborer les politiques publiques, pour participer à l’élaboration des bonnes pratiques industrielles et pour développer de nouvelles fonctionnalités pour rendre les services numériques plus sûrs pour les utilisateurs les plus vulnérables.

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