« Almagre », la Babel jazz du Rhabdomantic Orchestra

Créé en 2014 par le compositeur et multi-instrumentiste transalpin Manuel Volpe, le collectif à géométrie variable Rhabdomantic Orchestra nous faisait parvenir il y a six ans l’album Albore, un voyage initiatique et spirituel vers un monde hypnotique et psychédélique aux polyrythmies Yorubas, aux airs du Moyen-Orient, aux touches spiritual jazz, aux grooves éthiopiens et aux cuivres afrobeat.

Un langage musical qui s’enrichit aujourd’hui de salsa, de dérives kraut rock et de sonorités d’une Méditerranée fantasmée, carrefour d’un choc des cultures alimentant l’imaginaire du compositeur qui explique sa démarche sur l’album Almagre : « Ce que j’aimerais explorer avec Rhabdomantic, c’est le pouvoir évocateur et narratif des arrangements pour atteindre une sorte de réalisme magique où le pouvoir imaginatif de la musique peut parler d’elle-même ».

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Si l’album Albore était dominé par un groove spirituel, Almagre (mot arabo-hispanique utilisé pour désigner la couleur rouge) est plus viscéral avec sa tension tout en contrastes continus et son esthétique inspirée du surréalisme et du réalisme magique sud-américain. Une Babel musicale aux orchestrations libres et extatiques conversant avec la chanteuse colombienne Maria Mallol Moya, qui délivre dans plusieurs langues ses incantations politiques et spirituelles.

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