L’ÉDITORIAL DU FIGARO – Il y a certainement dans l’histoire de la Grande Guerre des leçons à méditer à l’heure où notre pays est déchiré par les querelles partisanes et les postures personnelles.
Lazare Ponticelli, le dernier poilu de 14-18, est mort en 2008. Avec lui, la guerre de 14 a quitté le champ de la mémoire de nos pères pour entrer dans l’histoire, par la grande porte – l’Arc de triomphe. Cela ne la prémunit en rien contre l’oubli ou la confusion: le siège de Verdun est-il un jour promis dans l’esprit de nos descendants au sort incertain d’Alésia? Conscient de ce risque, notre époque multiplie les initiatives afin de cultiver ce passé qui s’éloigne.
Et c’est heureux. Ravivage de la flamme, hommage au Soldat inconnu, tradition du bleuet de France, autant d’initiatives anciennes ou récentes pour perpétuer de la façon la plus vivante possible ces années où un pays entier fut comme jamais mobilisé, ses fils en armes, son économie mise en ordre de bataille ; avec pendant ces mois de combats et de souffrances un seul but, traduit en une formule: «La ligne bleue des Vosges», c’est-à-dire le retour de l’Alsace et de la Moselle dans le giron national.
La Grande Guerre nous a laissé des images, celle de la mobilisation générale, celle de la ténacité et des sacrifices, mais aussi celle de l’Union sacrée – fût-elle imparfaite et fragile pendant les quatre années de conflit
Évidemment, l’heure n’est plus…
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