Côte d’Ivoire : Amaigri, Guillaume Soro entend mettre fin à son exil et revient sur son « arrestation manquée » à Istanbul
Soro ce dimanche sur Twitter (Ph KOACI)
L’ancien Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro a décidé de mettre fin à son exil. Condamné par la justice ivoirienne à la prison à perpétuité, l’ex-chef de la rébellion ivoirienne qui avait tenté de renverser le régime Ouattara aux dernières élections présidentielles, a décidé de mettre fin à son exil.
Dans une déclaration enregistrée et publiée sur son réseau social, Américain (twitter), Guillaume Soro très amaigri, a une fois de plus tancé le régime du président Alassane Ouattara.
« Monsieur Ouattara a tenté de m’arrêter à l’aéroport d’Istanbul et de m’extrader dans la procédure d’urgence le 3 novembre dernier. Ceci n’est pas discutable. Depuis ces 5 longues années, son obsession, forcenée à me mettre aux arrêts, ne s’est jamais flétrie, pi, elle s’est aggravée. Après m’avoir fait condamner par une justice émasculée aux ordres successivement à 20 ans et à perpétuité, il a entrepris de déclencher contre moi, une féroce chasse internationale à l’homme en dépit des décisions de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a annulé toutes les poursuites contre ma personne parce qu’elles étaient politiques », a-t-il déclaré.
Selon Guillaume Soro, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a exigé de la France, pays où il résidait, son arrestation en 2020. Guillaume Soro fait savoir qu’Alassane Ouattara a effectué une visite officielle en Belgique du 14 au 18 février 2022 avec pour priorité son arrestation et son extradition en Côte d’Ivoire.
« Dans cette affaire, il ne s’est jamais agi de justice, mais plutôt de perfidie. En janvier 2022, je me suis installé à Dubaï », lâche l’ancien député de Ferkessédougou.
Il affirme là encore qu’Alassane Ouattara a réclamé son extradition auprès des autorités des Emirates Arabes Unies.
Guillaume Soro révèle que sa « dernière tentative d’arrestation opérée à Istanbul démontre à nouveau que le seul lieu que monsieur Ouattara lui réserve est le cimetière ».
« Je refuse d’être un fugitif, je ne suis coupable d’aucun forfait. C’est pourquoi j’annonce ici et maintenant que je mets fin à mon exil, car il m’est pénible que de vivre loin de ma Terre-Natale. Je veux vivre dans la quiétude avec ma famille », a déclaré pour terminer Guillaume Soro, qui n’annonce pas une date de son retour au Pays.
À l’image de cette histoire de pseudo-tentative d’arrestation, sans fondement selon nos informations, il pourrait s’agir d’un nouveau coup de communication du fugitif.
Si Guillaume Soro est parti de lui-même en exil, au regard des procédures judiciaires, en matière pénale, en droit ivoirien, tout comme en matière d’extradition, aucune autorité judiciaire ou policière ivoirienne ne peut se déplacer dans un pays souverain et y procéder à une arrestation, même s’il s’agit de son national.
Enfin, alors qu’on l’annonce au Mali, à Bamako, selon la Constitution, aucun ivoirien n’est contraint à l’exil, Guillaume Soro peut donc rentrer s’il le souhaite.
Jean Chrésus, Abidjan
Par Koaci
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