Condamné à la perpétuité en Côte d’Ivoire à l’issue d’un procès qu’il juge politiquement motivé, l’ex-Premier ministre Guillaume Soro annonce mettre « fin » à son exil, en cours depuis décembre 2019. Reste encore à savoir s’il risque d’être arrêté à son retour en Côte d’Ivoire.
Avec notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadji
« J’annonce, ici et maintenant, que je mets fin à mon exil, car il m’est pénible de vire loin de ma terre ancestrale et natale d’Afrique ». Dans une courte vidéo de cinq minutes publiée sur ses réseaux sociaux, Guillaume Soro évoque la « fin » de son exil, sans définir les contours de cette annonce.
Rentrera-t-il en Côte d’Ivoire, où il est sous le coup de deux condamnations judiciaires ? Quelques minutes après son allocution, son directeur de campagne, Moussa Touré, indique « qu’il restera en Afrique pour faire face à son destin », laissant entendre ainsi qu’il pourrait être domicilié dans un autre pays de la sous-région.
En plus de revenir sur son exil mouvementé en France, en Belgique, à Dubaï et « jusqu’aux confins du continent asiatique », dit-il, Guillaume Soro réaffirme son innocence alors que les juges ivoiriens l’ont condamné pour « atteinte à la sûreté de l’État » en 2021 et « recel de détournement de deniers publics » en 2020.
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