La France, championne du monde des dépenses sociales

Selon les premières estimations d’Eurostat, les dépenses de protection sociale dans l’Union européenne ont atteint 4 307 milliards d’euros en 2022, soit 27,2 % du PIB. Au niveau européen comme au niveau mondial, c’est en France que les dépenses de protection sociale rapportées à la richesse nationale sont les plus élevées. Elles y représentaient en 2022 31,6 % du PIB. Viennent ensuite l’Italie (30,1 % du PIB) et l’Autriche (29,4 % du PIB).

À l’autre bout de l’échelle, c’est au Mexique (7,4 % du PIB), en Turquie (12,4 % du PIB) et en Irlande (12,8 % du PIB) que la part des dépenses sociales est la plus faible.

Depuis la fin des années 1950, les dépenses de protection sociale ont fortement progressé en France, passant de 14,3 % du PIB en 1959 à 24,5 % en 1981, 29,6 % en 2006 et plus de 30 % depuis 2010.

Le déficit de la Sécurité sociale va se creuser

Selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le déficit de cette dernière devrait s’établir à 8,8 milliards d’euros en 2023, après 19,6 milliards en 2022. À la suite de la pandémie de Covid-19, il avait atteint des niveaux records de 29,3 milliards en 2021 et 39,7 milliards en 2020. Le trou de la Sécu se creuserait toutefois de nouveau dès 2024 pour atteindre 11,2 milliards d’euros, avec des dépenses s’élevant à 641,8 milliards d’euros et des recettes à 630,7 milliards d’euros. Il augmenterait encore les années suivantes pour se situer à 15,8 milliards d’euros en 2025, 17,5 milliards en 2026 et 17,9 milliards en 2027.

Enfin, la dette des administrations de sécurité sociale s’établissait à la fin de l’année 2022 à 271 milliards d’euros, soit 10,3 % de PIB. Elle ne représentait que 3 % du PIB en 2001.

dmp

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