Un pavillon « à la fine pointe » de la technologie des sciences de l’éducation, appelé La Passerelle, sera construit à l’Université Laval pour attirer davantage d’étudiants en enseignement. Le gouvernement Legault injecte 19,2 millions de dollars dans le projet et espère ainsi aider à contrer la pénurie de personnel qui sévit dans les écoles du Québec.
Érigé près du pavillon J.A.-DeSève, ce nouveau pavillon deviendra le coeur
de la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval, a déclaré jeudi la rectrice Sophie D’Amours, parlant d’une annonce majeure qui va transformer
l’institution.
Selon une description du projet présentée en conférence de presse, La Passerelle aura la capacité d’accueillir 175 étudiantes et étudiants supplémentaires en enseignement, en psychoéducation, en orientation, en intervention sportive et en administration scolaire.
Les espaces comprendront notamment des salles d’apprentissage actif et collaboratif ainsi que des espaces de travaux pratiques, le tout dans des installations à la fine pointe de la technologie. On y trouvera également des classes pilotes permettant de simuler des situations réelles avec des groupes issus d’écoles de la région
, peut-on lire dans un résumé du projet.
Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval
Photo : Radio-Canada
Des groupes scolaires pourront en effet être accueillis à l’Université Laval à des fins pédagogiques, notamment pour rapprocher les milieux universitaire et scolaire. Le pavillon permettra de mieux faire le pont entre le milieu universitaire, la recherche, l’insertion professionnelle et le perfectionnement du personnel scolaire
, a mentionné Mme D’Amours.
Selon l’échéancier, le début des travaux de construction est prévu pour 2026, et l’ouverture, à temps pour la rentrée de l’automne 2028.
Attirer des profs
Pour le gouvernement du Québec, aux prises avec une pénurie d’enseignantes et d’enseignants, ce pavillon incarne la valorisation de la profession. L’Université Laval, pour sa part, a poussé le projet pour faire partie de la solution
aux problèmes de l’État québécois.
On espère ainsi envoyer un signal fort vers les jeunes et les attirer vers des études en éducation.
Ce nouveau modèle amène aussi la promesse d’un plus grand nombre de diplômés pour répondre à la forte demande de personnel dans nos écoles
, a affirmé au cours d’une allocution Pascale Déry, ministre de l’Enseignement supérieur du Québec.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Outre l’environnement de travail, le gouvernement et l’Université Laval veulent moderniser les méthodes d’enseignement et adapter le cursus en conséquence. Selon Mme Déry, le pavillon sera le théâtre d’une diversité d’approches pédagogiques où on va mettre l’étudiant au centre, son engagement et l’apport de son expérience personnelle
.
Abandons
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, était également présent à l’annonce de jeudi matin. Il a rappelé que plusieurs étudiantes et étudiants abandonnent leur parcours universitaire en éducation avant d’avoir terminé leur formation.
Il faut attirer davantage de jeunes dans nos facultés d’éducation. Il s’en inscrit 5000 par année. Au bout de quatre ans, il ne nous en reste que 3000
, a-t-il dit, s’interrogeant sur les causes de ces abandons.
Je suis convaincu que le pavillon dont on annonce aujourd’hui la construction, c’est justement le genre d’environnement qui, je crois, va nous donner les moyens et va donner les moyens à l’Université Laval d’en retenir davantage.
M. Drainville croit que le nouveau milieu d’enseignement universitaire sera mieux adapté pour permettre aux futurs enseignantes et enseignants d’intégrer les écoles nouvelle génération
que souhaite construire la province.
L’Université Laval accueille actuellement 2000 étudiants inscrits à la Faculté des sciences de l’éducation, tous programmes confondus.
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