ball – Nationale 3. Nicolas Bertrand, fin stratège

Nicolas Bertrand n’a qu’un rêve : devenir basketteur professionnel. « Je suis en 3e année à l’EM Strasbourg Business School. J’envisage de travailler dans le management sportif. Ou dans le domaine des médecines douces. Je ne sais pas encore ce que je vais faire une fois que j’aurai terminé mes études. La meilleure solution serait que je puisse vivre de mon sport. »

Lorsqu’il parle de sa passion pour sa discipline de prédilection, le joueur de 22 ans, sourire aux lèvres, ne s’arrête plus, emporté par un enthousiasme communicatif et une énergie qui l’est tout autant. « Lorsque j’étais petit, je pratiquais tout un tas de sports. Du basket, du foot, de la natation, du VTT. Je jouais aussi du violon et je chantais dans une chorale. À un moment, j’ai dû faire un choix. »

Il n’a pas eu à réfléchir bien longtemps tellement celui-ci lui semblait évident. « J’ai décidé de faire comme ma grande sœur. Elle joue toujours au basket, avec ses copines, en championnat du Grand Est. Mais elle y consacre moins de temps que mon frère et moi. »

Nicolas ne cache pas son admiration pour son aîné, Mathieu. « On a 22 mois d’écart, mais c’est comme s’il était mon jumeau. On est inséparable. J’ai toujours voulu jouer avec lui. Et atteindre son niveau. Comme il est plus doué que moi, j’ai beaucoup bossé pour progresser. J’avais reçu un panier de basket pour mes 12 ans. On l’a accroché dans le jardin et je passais un temps fou à m’entraîner. Même quand il pleuvait. Rien ne m’arrêtait ! »

Le natif de Saint-Louis a porté le maillot de plusieurs clubs : FC Mulhouse, CSU Morschwiller-le-Bas, ASL Dessenheim, ASSM Pfastatt devenu par la suite Mulhouse Pfastatt BA, SIG II (N3) et enfin CSSL Rixheim (N3) depuis la saison 2022-2023. « Daniel Meyer, l’entraîneur de la SIG II, a été le premier à me permettre d’évoluer en championnat de France », se souvient-il avec une gratitude palpable. « Grâce à lui, j’ai beaucoup appris et pris confiance en moi. »

« Gérer le tempo, harmoniser le jeu »

Malheureusement pour eux, les Strasbourgeois ne parviennent pas à se maintenir. Contacté par Cédric Garnier, l’entraîneur du CSSL Rixheim, le meneur d’1,83m n’hésite pas un instant. « J’ai écouté mon frère, qui m’a dit que Cédric était le coach dont j’avais besoin. À la SIG II, on jouait à l’instinct, en exploitant les qualités individuelles des uns et des autres, sans fonds de jeu, sans réel système. C’était rapide, technique, mais pas stratégique comme ça l’est avec Cédric », développe le jeune homme. « J’avais aussi envie de me retrouver aux côtés de mon frère, et d’autres joueurs plus âgés, plus expérimentés, en un mot plus forts que moi. »

Si le Haut-Rhinois admire des stars de la balle orange, comme l’incontournable LeBron James ou Damian Lillard, le meneur des Bucks de Milwaukee, son joueur préféré, il trouve des sources d’inspiration avant tout au sein de ses proches, « Nadir Hifi, Kymany Houinsou, Clément Frisch, Lucas Beaufort… des mecs qui ont tracé leur voie. »

« Quand je suis à Strasbourg », poursuit ce fan de musique et de rap, « je vais souvent sur les play-grounds de La Citadelle. Il y a toujours quelqu’un pour donner des conseils. Je suis par exemple tombé sur un ancien de l’ASSM Pfastatt, Pascal Ahissou… Je n’en revenais pas ! »

Aujourd’hui, à force de travail, Nicolas Bertrand a gagné du temps de jeu et pris une nouvelle dimension au sein de son équipe, qui accueille Poligny Jura ce samedi (20 h) à la Cité des sports. « Je dois gérer le tempo, harmoniser le jeu en donnant des situations de tir à mes coéquipiers et en faisant le nécessaire pour qu’ils y trouvent tous leur compte. C’est un vrai plaisir parce que j’apprécie chacun d’entre eux. Franchement, je suis trop content d’être dans cette équipe ! »

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