Un conteneur de matériel dentaire part pour Haïti. Pour Franz Cadet, cette action de solidarité avec les enfants pauvres prolonge l’action de son père.
Depuis quatorze ans, « un conteneur pour Haïti » mobilise les amis et copains de Franz Cadet. Cet enseignant en retraite, qui exerçait à Inéopole formation, à Brens, est l’aîné d’une fratrie de dix enfants, nés à Haïti. Il prolonge depuis des années l’action de son père Max, décédé, qui avait créé en 1992 une fondation pédodontiste destinée à soigner les dents des enfants pauvres, si nombreux dans ce pays parmi les plus déshérités du monde. Une clinique dentaire est née de cette action, et, tous les ans, Franz et ses amis font le nécessaire pour mener dans les écoles une campagne de prévention bucco-dentaire. « Dans les familles, l’achat d’alimentation passe avant celui d’une brosse à dents et d’un tube de dentifrice ». Quarante personnes, dont douze dentistes, deux prothésistes, treize assistants de soins et du personnel administratif sont actifs pour traiter les cent à cent cinquante enfants qui arrivent tous les jours, la plupart pour des soins d’urgence. Franz Cadet est le seul de sa famille établi en Europe, ses frères et sœurs ont fait le choix des Etats-Unis. « J’ai opté pour l’Europe, parce que j’étais engagé dans le développement et j’y retrouvais ces valeurs ».
Du matériel et des produits de qualité
L’association récupère du matériel et des produits dentaires spécifiques. Depuis décembre, les bénévoles s’emploient à solliciter les entreprises de production, de diffusion, ainsi que les cabinets dentaires, voire les pharmacies. « Du bon matériel, des produits de qualité. On ne veut pas que l’on se débarrasse de ce qui encombre. Les enfants de Haïti ont droit à la même considération et aux mêmes soins que les nôtres ».
Ensuite, on entre dans la phase logistique. Pal France prête la caisse, qui est livrée à l’entreprise de transports Rizzo. Il faut souscrire aux formalités administratives : fiches de colisage, attestation de dons à produire en douane. Tous ces papiers devant être authentifiés par la mairie de Gaillac, plate-forme de regroupement. Une fois ces démarches effectuées, un camion de Rizzo acheminera le conteneur au port du Havre, vers un transitaire qui effectuera d’autres démarches douanières. « Puis il faut trouver un bateau, ça peut prendre du temps. Beaucoup d’armateurs ou capitaines ont peur d’entrer dans les ports d’Haïti » indique Franz Cadet. La livraison du matériel peut prendre un mois. Avec cette opération, on touche du doigt la réalité d’Haïti : la pauvreté et l’insécurité, mais aussi l’opiniâtreté et le dévouement de bénévoles disposés à surmonter ces obstacles pour apporter un peu de soulagement aux familles démunies.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.