Henri Bangou s’est éteint aujourd’hui à l’âge de 101 ans

Henri Bangou a traversé le temps et les situations qui l’ont conduit, jeune médecin à entrer en politique et à devenir maire de Pointe-à-Pître et sénateur de la Guadeloupe. Il a progressivement quitté la sphère politique même si son nom est resté attaché à la ville de Pointe-à-Pître, tant pour ses hauts faits que pour la gestion de la commune dont il a accompagné le nécessaire assainissement et la rénovation urbaine.


C’est le 15 juillet 1922 à Pointe à Pitre qu’Henri Bangou a vu le jour dans une famille de la classe moyenne. Il a une enfance heureuse et des résultats scolaires prometteurs.
Il n’a que 6 ans, quand la ville est anéantie par le cyclone 1928 avec des images qui l’ont marqué à jamais.

De son enfance partagée entre une mère et une grand-mère attentives à l’évolution du jeune Henri, il gardera un souvenir heureux souvent évoqué avec ses amis d’enfance.

Puis arrive l’heure de partir. Partir en France. Il suit des études de médecine et pour lui, c’est une véritable découverte du monde.

Le jeune Henri Bangou construit sa vie, sa famille. Il devient militant au sein du parti communiste français. Dix ans de bouillonnement et d’engagement.

A son départ, il s’estimait Français, à son retour, il est Guadeloupéen et intègre le parti communiste guadeloupéen et redécouvre une cité Pointoise bien mal en point.

C’est la période d’Hector Dessout. Malade, celui-ci s’écarte du pouvoir, c’est le début de l’ère Bangou qui assure l’intérim au sein de l’équipe élue en 1959.

Puis en 1965, la première élection à la tête de la municipalité pointoise. Le Docteur Bangou, cardiologue de son état, passionné d’Histoire écrira une longue page de la légende pointoise et de la Guadeloupe.

En juin 1991, à la tête de la section de Pointe-à-Pitre du PCG, il s’oppose aux orientations du parti communiste et décide de faire évoluer la section pointoise en parti politique. Il crée alors le PPDG, le parti progressiste démocratique guadeloupéen, et en devient le premier président.

Après lui, son fils Jacques est élu à la tête de la mairie de Pointe-à-Pître et poursuit la politique de rénovation lancée par lui. Non sans mal puisque, parallèlement, la ville doit faire face à un déficit budgétaire qui vaudra à Jacque Bangou son siège de maire lors de l’élection municipale de 2020.

Quant à Henri Bangou, il aura vécu ses derniers jours dans une stricte intimité entourée de sa famille et de ses amis proches. Son centième anniversaire l’an dernier avait été une occasion de rappeler que son nom s’est inscrit dans le grand livre du temps de la Guadeloupe.


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