Promis, la prochaine fois, on fera mieux. On sera survoltés et il fera au moins aussi chaud dans la salle que sur la scène. Ou qu’aux festivals de Bretagne ou du Nord, « ces terres de rock », comme dit Izïa.
Faut bien avouer que ce n’était pas d’une folle évidence d’amener au théâtre « un putain de concert de rock… Alors merci Anthéa d’avoir osé », glisse la chanteuse. Si le cuir des perfectos a habituellement tendance à mal s’acoquiner au velours des fauteuils rouges, l’énergie d’Izïa Higelin a fait danser une salle Audiberti bien comble, ce mardi soir. Intense, solaire, animale, sauvage et généreuse, c’est une tornade qui déboule sur la scène antiboise.
En body noir et veste en cuir, donc, elle investit la scène en un instant, déployant une énergie folle, armée d’un charme magnétique.
« J’ai l’impression d’être Luchini »
(Photo A.H.).
À 33 ans, dont la moitié de sa vie sur scène (elle assurait la première partie d’Iggy Pop à 16 ans), la chanteuse attaque « Sous les pavés »… Il y a « La vague ». Son « Mon cœur » tout en fougue échauffe les spectateurs. Suivi de « Let me Alone ». Mais Anthéa n’a aucune envie de laisser Izïa seule.
» Waouh, il y a même des gens avec des jumelles là-haut. J’ai l’impression d’être Luchini », blague-t-elle entre deux titres.
Quand, en juillet dernier, elle se lâchait sur scène contre Emmanuel Macron lors d’un concert aux Nuits Guitare de Beaulieu, ce qui n’avait pas manqué de choquer des spectateurs, voici Izïa tout en douceur, en tendresse sur l’émouvant « Calvi », ville chère à son père.
« Mon idole », beau à pleurer
(Photo A.H.).
L’ombre du grand Jacques est encore dans le magnifique « Mon idole », qu’elle interprète a capella. On en pleurerait presque, comme dans une tragédie.
Son « Dragon de métal » remet le public en fusion. Et « La vitesse », plus qu’un titre de fin, diffuse sa dose d’énergie et donne un goût de reviens-y.
Vite vite, encore Izïa dans le Sud ! Juré craché, on sera prêts cette fois.
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