Orange Côte d’Ivoire appelle les salariés à prendre une part plus active dans la lutte contre la corruption

(Agence Ecofin) – Depuis 2012, le groupe Orange CI a institué une « Compliance Day » afin de promouvoir les normes éthiques. Cette campagne de sensibilisation vise surtout à contribuer au renforcement de la bonne gouvernance.

Lundi 20 novembre, la société Orange Côte d’Ivoire a organisé l’édition 2023 de sa « Compliance Day », une journée de sensibilisation sur la culture de la conformité aux normes éthiques et aux règles de bonne gouvernance. L’événement a réuni de nombreux experts qui ont échangé durant deux panels sur diverses thématiques en lien avec le thème principal de la journée : « La Compliance, Partenaire de chaque salarié ».

L’un des objectifs de cette 11e édition était de rappeler à tous les acteurs de la vie socio-économique le rôle qui doit être le sien dans la lutte contre la corruption. Ainsi, durant les discussions, les experts ont rappelé l’importance pour le salarié ivoirien de se saisir des outils de conformité afin de contribuer activement à éradiquer ce fléau. « C’est important que les salariés, dont nous faisons partie, puissent comprendre les impacts de la corruption qui est vraiment destructrice de valeur, de valeur ajoutée, de productivité […] », a déclaré la chief compliance officer d’Orange Côte d’Ivoire, Myriam Kadio-Morokro.

Selon la responsable, les salariés ont véritablement intérêt à être au cœur de la croisade contre la corruption, « parce que c’est leur travail qui est menacé ». Le premier panel qui a porté sur la thématique « Dispositif d’alertes, un avantage pour le salarié », a ainsi servi à mettre en lumière les outils dont dispose le salarié pour participer à la bonne gouvernance.

Ces discussions interviennent alors que la Côte d’Ivoire a entamé depuis plusieurs années une stratégie de promotion de la bonne gouvernance à tous les niveaux. En mai 2023, la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG) a rendu opérationnelle la plateforme digitale « Signalis », qui permet à tout témoin d’acte de mauvaise gouvernance de le dénoncer, d’émettre des alertes anonymes. Cette plateforme favorise de ce fait une avancée majeure, selon le secrétaire général par intérim de la HABG, Diamouténé Oumar Doh, invité à la « Compliance Day 2023 ».  

« […] Avant, de façon traditionnelle, on recueillait les plaintes et les dénonciations par un numéro vert, par téléphone, ou par des courriers adressés au programme de lutte. Cette situation n’encourageait pas les dénonciations, les lanceurs d’alertes », a-t-il déclaré. Depuis le lancement de Signalis, a-t-il révélé, le nombre de plaintes est passé d’une centaine à plus de 300. A ce jour, une centaine de plaintes ont été traitées, dont une soixantaine classées pour l’instant répréhensibles. Il a par ailleurs assuré que ces plaintes seront suivies afin d’aboutir à des poursuites.

Notons que dans le cadre du second panel intitulé « Éthique dans le monde sportif », des experts issus, entre autres, du monde sportif sont de leur côté revenus sur les défis qui entourent leur domaine.

« Scandales sexuels, maltraitance, surexploitation des enfants, des jeunes sportifs, ou des adultes vulnérables, harcèlement, négligence, tricherie ou encore dopage, etc. » sont autant de faits de mauvaise gouvernance et de corruption qu’ils ont mis en lumière. Face à ces faits, la dénonciation est apparue également comme une voie de recours pour Alfred Boga Zebi, avocat et agent spécialisé dans le marketing sportif.


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