France-Sénégal Vendredi (21 h 10)
S’il y a bien un sujet sur lequel Sophie Kébé est intarissable, c’est la sélection du Sénégal. Pour la demi-centre de 22 ans, y jouer est toujours un vrai plaisir. « Dès que je reçois le papier disant que je suis convoquée, je suis trop contente. Pour moi, c’est une fierté. C’est mon père qui est Sénégalais. Lui est plus foot mais quand on regarde des matchs du Sénégal, ça fait partie de moi. Pouvoir représenter son peuple, c’est un honneur. »
Étant née en France, pouvoir représenter le pays de la Teranga est aussi pour elle l’occasion de se rapprocher de ses racines paternelles. « Avant de partir à la CAN, je n’étais jamais allée au Sénégal. Vivre la CAN là-bas, ça m’a encore plus rapproché du pays. Maintenant, je pense plus à ma famille qui est là-bas. »
« Là, c’est l’hymne du Sénégal qu’on va chanter »
C’est aussi une chance de pouvoir évoluer, sans doute, un peu plus vite en tant qu’handballeuse. Outre les compétitions internationales, être en sélection c’est la possibilité pour Sophie de côtoyer des « filles qui jouent en D1 en France ou à l’étranger. Leur expérience apporte beaucoup. » Et ce ne sera pas du luxe pour elle et ses coéquipières avant d’affronter les Bleues ce vendredi dans le cadre de la préparation des championnats du monde (29 novembre-17 décembre).
« La plupart des filles qui jouent pour le Sénégal sont nées en France. Certaines ont déjà été en équipe de France en jeunes. » C’est surtout au moment des hymnes que les émotions seront un peu mélangées. « Des fois, je chante la Marseillaise, comme lors de la victoire des Bleus à la coupe du monde 2018. Mais là, c’est l’hymne du Sénégal qu’on va chanter. »
Le match, lui, sera une bonne opportunité pour Sophie Kébé et ses coéquipières de « se jauger face à une grosse équipe. C’est bien de les jouer avant de partir au Mondial. » En Suède, l’objectif sera « d’aller le plus loin possible. Après, on ne part pas comme la meilleure équipe forcément. Mais on va essayer de faire du mieux qu’on peut, de faire des braquages. »
Au-delà du sportif, Sophie sait aussi qu’elle va vivre une belle aventure humaine. « Cet été, je ne suis pas partie en vacances très loin. Je n’ai pas pris l’avion alors que j’adore ça. Là, je suis trop contente. Pour le côté humain, on est tout le temps ensemble. Donc forcément on est liée, on vit une aventure commune. Quand tu rentres tu as plein de souvenirs. C’est trop bien. » Tout comme le fait de rendre fiers ses proches, dont son papa. « Il est un peu pudique, mais il me le dit quand même, donc c’est qu’il doit l’être. »
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