Haïti – ONA : La majorité des entreprises affiliées ne sont pas contrôlées et vérifiées
23/11/2023 09:18:01
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Dans le cadre de son programme les « Jeudis en Atelier Technique », la Direction Générale de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) a rencontré, des responsables de la Direction de Contrôle et de Vérification des Entreprises (DCVE).
Cet atelier a réuni, à la salle de conférence de la Direction Générale, dix (10) cadres de l’institution : trois (3) membres du cabinet, Monsieur Rodrigue Polyte, Professeur Wilfrid Jean Baptiste, Monsieur Julien Maxon, et sept responsables de la DCVE, Désir David Thed, Premier Directeur Raymond Yvener second directeur, Massillon Féguens, Assistant Directeur, Louis Chanel, Assistant Directeur, Julien Carlo, Assistant Directeur, Joseph Jean Robert, chef de service, Joseph John Chénier, assistant chef de service.
Le Professeur Wilfrid Jean Baptiste, membre du Cabinet a souligné la vision de la Direction Générale qui, formule-t-il, tend à faire de l’ONA une institution saine financièrement, respectueuse de sa mission et de sa redevabilité envers les parties prenantes.
Wilfrid Jean Baptiste a attiré l’attention sur le fait que des entreprises du secteur de la sous-traitance quittent le pays. Ce qui fait baisser les recettes de l’Institution et oblige l’ONA à s’engager dans une stratégie de résilience institutionnelle.
Dans un document de présentation de la Direction de Contrôle et de Vérification des Entreprises, Désir Jean Thed, premier Directeur, a détaillé les problèmes afférents à sa Direction. Il a mis en avant la difficulté d’accès à la base de données des entreprises affiliées à l’ONA.
La majorité des entreprises affiliées des Bureaux Communaux et Annexes, écrit le Directeur, ne sont pas contrôlées et vérifiées suivant la mission de la DCVE. Les accès aux documents de Taxe sur la Masse Salariale (TMS) sont limités. La DCVE a un effectif très réduit par rapport au nombre d’entreprises affiliées à l’ONA. La DCVE n’a pas les moyens logistiques pour répondre à ses obligations.
En guise de solution, le responsable de la DCVE recommande à la Direction des Opérations et Réseaux (DOR) d’exiger les Services d’Inspection et de Dépistage. Il demande à la DOR de contraindre les Bureaux Communaux et Annexes de soumettre régulièrement à la DCVE les informations relatives aux entreprises en état retardataire et réfractaire.
À l’issue de cette rencontre, les membres du cabinet ont élaboré un plan d’action pour adresser les problèmes. La Direction Générale décide de doter la DCVE des politiques et des procédures nécessaires à son bon fonctionnement, de préparer un plan d’organisation qui prévoit l’effectif ainsi que les profils nécessaires. Le cabinet pense à mettre en place un plan de recrutement pour le compte de la DCVE et un plan de formation à l’intention du personnel.
HL/ HaïtiLibre
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