Vous travaillez déjà ensemble pour les Nuits soniques, mais c’est votre première collaboration au centre culturel. Quelle était l’idée de ce projet ?
Matéo : On a la réputation d’aller chercher des petits groupes qui sortent du cadre. Là, c’était l’occasion de nous exprimer différemment. On a donc proposé Go Go Go pour la première partie et réfléchi ensemble à la soirée.
Thomas : Garatoi ! a marqué les esprits avec les Nuits soniques. On voit que sur le pays d’Auray, il n’y a pas énormément de propositions de musiques actuelles pour un large public. On avait envie de rallier nos forces, pour s’amuser et sortir de nos habitudes. Pour Athéna, cette première date hip-hop rap, c’est l’occasion de tenter de nouvelles choses.
Pour cette soirée, vous avez réuni Go Go Go, un collectif de rappeuses, beatmakeuses, danseuses, originaires de la région parisienne et le duo Cabadzi. Vous pouvez nous en dire davantage sur ces artistes ?
Matéo : Go Go Go, on les a découvertes aux Trans. On est tombés sous le charme de la musique, du concept. Elles sont quatre musiciennes, chacune a son univers, ça va de la trap, au dancehall, à l’afrobeat. Elles ont une grande puissance en live. La féminisation dans l’industrie de la musique est un gros sujet. On est déjà attentifs à ça aux Nuits soniques. Là, arriver à joindre prouesse artistique et premier collectif féminin hip-hop de France, ça validait toutes les cases. Dj Laukovsky, membre du groupe, clôturera la soirée.
Thomas : Cabadzi est un groupe de rap hip-hop assez musical, repéré il y a une dizaine d’années. Ils ont une vraie présence sur scène, avec des textes écrits au couteau et en même temps, ce sont de vrais musiciens de live, avec une instru puissante. C’est une belle rencontre entre ces rappeurs déjà installés et ce jeune collectif.
En quoi la féminisation dans la musique est un vrai sujet ?
Matéo : Les femmes sont tellement sous représentées qu’elles ne sont même pas dans le même circuit que les hommes quand on veut les programmer. De plus en plus de collectifs se créent pour changer ça. À terme, le but c’est que les femmes aient la même visibilité et qu’on puisse booker qui on veut. Surtout dans le milieu très masculin du rap, il y a des filles qui défoncent tout autant et qui méritent leur place sur scène.
Quelle est l’ambition de cette soirée hip-hop : toucher un plus large public ? Réveiller les Alréens ?
Matéo : Auray côté culture a montré qu’il y a une vraie demande pour la musique urbaine. Il y a déjà une bonne dynamique culturelle à Auray. Là, on veut juste faire une proposition vers laquelle les gens n’iraient pas forcément. C’est important d’avoir un tel panel. Et puis, c’est aussi une soirée test. Si ça plaît, peut-être que le hip-hop a un futur alréen !
Thomas : Les gens réclament aussi davantage de concerts debout, une vie nocturne plus développée. On est dans le bon timing. Et avec cette soirée, on s’adresse à tous, de 12 à 80 ans. On ne sait pas encore ce que l’on fera après, mais il n’y a pas de raison que ça s’arrête là.
Pratique
Vendredi 12 mai, de 19 h 45 à 1 h, au centre culturel Athéna, à Auray. Billetterie : tél. 02 97 56 18 00 – reservation.athena@ville-auray.fr
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.