À la Une: l’élection présidentielle au Sénégal aura bien lieu le 24 mars

L’élection présidentielle au Sénégal aura bien lieu le 24 mars, le Conseil constitutionnel l’a confirmé jeudi 7 mars. Le temps presse donc, et les dates de la campagne électorale sont fixées. Selon Seneweb, elle commencera ce samedi 9 mars à minuit, et elle se terminera le vendredi 22 mars.

Walfnet précise de son côté comment sera réparti le temps d’antenne de chaque candidat sur la radio et la télévision publiques. « Trois minutes par jour et par candidat » au premier tour, sept minutes « s’il y a un deuxième tour ».  L’élection présidentielle passionne au-delà des frontières du Sénégal. Ainsi, Mourryaniger ironise sur l’attitude de Macky Sall : « Un mois après l’échéance de la première date de l’élection présidentielle du 25 février, voilà le président sénégalais fixer la date au 24 mars, alors même qu’il y a peu, il ne trouvait guère la faisabilité de fixer la présidentielle à une date si proche du 2 avril, marquant la fin de son mandat constitutionnel ». « Deux mois de perte de temps et de troubles inutiles pour le pays de la Teranga », conclut Mourryaniger.

Nouvelle réaction au départ de la Monusco en RDC

Politico.CD se fait l’écho de la réaction de Denis Mukwege. « Le prix Nobel de la paix 2018 a officiellement saisi le Conseil de sécurité pour désapprouver le plan de désengagement signé par la RDC et l’ONU pour un retrait progressif de la Monusco », nous explique Politico.CD, qui reprend les propos de Denis Mukwege, selon lequel « un retrait précipité de la présence des Casques bleus et de la Brigade d’intervention de la Monusco dans un contexte de guerre d’agression et de sur-militarisation de la région risque de laisser un vide sécuritaire extrêmement dangereux pour l’existence même de la RDC et désastreux pour la protection des civils ».

Mais quelle solution propose celui qui fut aussi l’un des candidats de la dernière élection présidentielle en RDC ? Denis Mukwege exhorte le Conseil de sécurité à « reconfigurer » plutôt le mandat et de la présence de la Monusco pour réunir les conditions propices à un retrait responsable et durable. D’après lui, « la mission onusienne ne peut pas se retirer du sol congolais au regard de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RDC, car selon lui, cette dernière tend à embraser toute la région de Grands Lacs »

8 mars, journée des droits des femmes

La presse africaine consacre peu de place à la journée internationale pour les droits des femmes. À l’exception notable de Wakatsera, au Burkina Faso, qui publie un long plaidoyer en faveur de ces femmes qui, nous dit-il, « ne connaissent pas le jour de l’An, encore moins le 8-Mars. Pour elles, tous les jours se ressemblent par leur lot de corvées d’eau, de lessive, de cuisine, d’éducation des enfants, pour les citadines et de rudes travaux champêtres pour les rurales ».

Mais Wakatsera se laisse aussi aller à des commentaires quelque peu malveillants, affirmant que « selon des anecdotes bien malheureuses, certaines  »fêtes » du 8-Mars ont coûté leurs foyers à des femmes qui ont abandonné, toute une journée, mari et enfants, pour jouir de leurs  »droits » de manger, boire et danser ».

Et ce n’est pas tout. Le site burkinabè se montre pour le moins très prudent vis-à-vis de l’évolution que peuvent espérer les femmes. Il craint en effet que les hommes n’en soient victimes. « Même si  »toutes les femmes sont des reines », comme le chante l’artiste sénégalais Ismaël Lo, il faudra éviter de faire des hommes leurs sujets taillables et corvéables à merci. Car le risque est grand, pour rétablir encore l’équilibre, d’avoir à inventer des 8-Mars, la journée internationale des droits des hommes », affirme ainsi Wakatsera, qui, on l’aura compris, n’est pas vraiment le meilleur avocat des femmes.

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