En Floride, plus de 2 000 personnes sont descendues, dimanche 9 juillet, dans la rue pour apporter leur soutien aux Haïtiens, confrontés à une violence et une crise humanitaire inédite, peut-on constater à la Une du Miami Herald. La manifestation a eu lieu au nord de Miami. Anna Dorviller y a participé. Elle explique au journal que c’est une marche « contre la violence, contre les enlèvements ». Parmi les slogans sur les pancartes, on pouvait lire : « justice pour Haïti » et « aidez Haïti ».
Mana Pierre-Louis, une autre participante à la manifestation, souhaite que « tout le monde entende nos voix ». Lui aussi est venu faire entendre sa voix : Babylson Dorelien, de Coral Springs, 49 ans. Il a quitté Haïti lorsqu’il était encore un jeune garçon, c’était au début des années 1980. Aujourd’hui, cet Haïtien considère les États-Unis comme sa patrie, mais il souhaite, comme les autres participants à la manifestation, pouvoir se rendre dans son pays natal. Une chose que l’augmentation de la violence des gangs rend presque impossible, précise le journal.
« Il est nécessaire d’être unis et de rassembler tous les Haïtiens pour montrer au monde que nous ne faisons qu’un et que nous voulons que notre pays soit débarrassé de la corruption et que nous soyons libres de retourner dans notre pays et d’en profiter comme il se doit », a déclaré Babylson Dorelien au Miami Herald.
Nayib Bukele candidat à sa réélection, « une dérive autoritaire ? »
Au Salvador, la candidature du président Nayib Bukele pour un second mandat se précise. Le parti de droite au pouvoir, Nouvelles Idées, a donné dimanche 9 juillet son feu vert à une nouvelle candidature du président Nayib Bukele à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Cette décision suscite des controverses. Comme le rappelle le journal Prensa Grafica, « sept articles de la Constitution interdisent la réélection ». En septembre 2021, la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême avait interprété un article de la Constitution dans un sens qui permet au président de briguer un second mandat. Selon cette instance, il appartient au peuple de décider si oui ou non le président peut continuer à gouverner. Prensa Grafica rappelle que les magistrats qui ont pris cette décision en faveur de Nayib Bukele avaient tous été élus par le Parlement, contrôlé par la majorité gouvernementale.
Le Diario de Hoy pour sa part dénonce une dérive autoritaire du président. Non seulement c’est un gouvernement qui viole les droits de l’homme, mais aussi les droits constitutionnels, écrit Diario de Hoy dans son éditorial. Cette politique n’a rien à voir avec la protection des citoyens, comme veut le faire croire la propagande gouvernementale. Il s’agit plutôt de « contrôler les citoyens », à l’aide d’une « militarisation du pays, de l’espionnage d’État, de la fermeture de l’espace civique et d’un climat de terreur, allant jusqu’à l’institutionnalisation de la torture et des disparitions forcées », selon Diario de Hoy.
Vers une vague de chaleur dans le Sud-Ouest américain
Selon le New York Times, la situation est déjà critique dans l’Arizona. Le journal a accompagné une équipe de bénévoles qui distribuent des boissons fraîches dans les rues de la ville de Tucson. Une nouvelle vague de chaleur menace de s’installer dans le Sud-Ouest au cours de la semaine prochaine. Une vague provoquée par un « dôme de chaleur » de haute pression qui couvre toute la région du Sud-Ouest désertique. D’après le New York Times, plus de 50 millions de personnes seront confrontées à des températures jugées dangereuses pour la santé.
Au Brésil, il ne fait pas bon vieillir lorsqu’on est une personne noire
On s’en doutait déjà, mais une étude le confirme à présent : le racisme a un fort impact sur le vieillissement des Afro-Brésiliens. C’est à lire dans Folha de São Paulo. Le journal publie le témoignage de Terê Cordeiro, 70 ans, elle a travaillé comme femme de ménage et écrit aujourd’hui des poèmes. « Lorsqu’une vieille dame blanche arrive dans un service d’urgence public, la prise en charge laisse à désirer. Mais si c’est une petite dame noire qui arrive, avec ses tongs toutes sales et abîmées, eh bien, l’accueil est encore pire ».
Selon Folha de São Paulo, les résultats de cette étude confirment que « la vieillesse des Noirs au Brésil est la somme des inégalités provoquées imposées par le racisme tout au long de la vie ». Le journal cite le faible niveau d’éducation, l’insécurité alimentaire, le travail précaire, le manque d’accès aux services de santé et de culture et l’exposition à la violence. De fait, le taux de mortalité de la population noire du Brésil est plus élevé que celui de la population blanche. Une chercheuse citée par Folha de São Paulo résume la situation par cette formule : « Le Brésil est Noir, mais le vieillissement est Blanc ».
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