A Monaco, la SBM mise sur l’immobilier et veut bâtir « le plus prestigieux palace de Courchevel »

La SBM est sans doute le deuxième propriétaire le plus important du pays après l’État », a martelé Stéphane Valeri devant les actionnaires. Photo Jean-François Ottonello.

La présidence de Stéphane Valeri a ouvert une nouvelle ère dans la gouvernance de la SBM qui a entraîné une refonte de l’organigramme des missions et des ambitions de la société.

Le comité exécutif, passé de six à dix membres, a accueilli en quelques mois sept nouvelles têtes. « Nous sommes presque au complet », souligne le président-délégué, qui attend début novembre l’arrivée du dernier membre qui prendra la direction du développement immobilier.

Ce professionnel du secteur, qui gère pour l’heure la promotion d’un grand groupe immobilier en région parisienne, arrivera dans quelques semaines en Principauté. Avec quelles missions? « Il se doit se pencher davantage sur la promotion immobilière du groupe, sur les programmes à développer, les sites à choisir pour répondre aux besoins du marché que ce soit du commerce, des bureaux ou du logement », explique Stéphane Valeri. Mettant en avant que l’immobilier via les locations d’appartements, de boutiques ou de bureaux est aujourd’hui « le troisième métier le plus profitable de l’entreprise ». Les loyers perçus, entraînant de confortables rendements.

« Des projets présentés prochainement »

« La SBM est sans doute le deuxième propriétaire le plus important du pays après l’État, nous sommes propriétaires d’une partie de l’avenue d’Ostende: du centre cardio-thoracique, du Beau Rivage, de l’avenue de Monte-Carlo jusqu’au jardin des Spélugues, de la presqu’île du Larvotto, des terrasses devant le Casino, des Thermes Marins, des locaux de la banque Rothschild… Voilà le terrain de jeu de notre futur directeur du développement immobilier ».

Optimiser les sites, réfléchir à de nouveaux équipements, préparer le futur en somme? « Il faut accélérer en Principauté, notre développement immobilier. Des projets importants seront présentés prochainement », souffle le président Valeri, sans vouloir s’étendre sur le sujet et lançant, comme une pirouette, que Rome ne s’est pas faite un jour…

« Le plus prestigieux palace de Courchevel »

Historiquement, cela restera la première décision importante actée sous la présidence de Stéphane Valeri à la tête de la Société des Bains de Mer. Qui n’a jamais caché sa volonté d’exporter le savoir-faire de la SBM à l’international et l’a montré en se positionnant pour acquérir un hôtel dans la station de ski de Courchevel, « la plus prestigieuse des Alpes, avec le plus grand domaine skiable d’Europe », précise le président.

Le 3 octobre prochain, la SBM signera l’achat du Palace des Neiges sur la commune française. « C’est l’hôtel le mieux placé dans le Jardin alpin, commente Stéphane Valeri. Nous sommes les premiers, face à la forêt et derrière des grands palaces concurrents sont présents: le Cheval Blanc de LVMH, Les Airelles de Stéphane Courbit, L’Apogée de Xavier Niel. »

Un à deux ans de travaux

Avant de se mesurer à ces prestigieuses adresses hôtelières, la Société des Bains de Mer devra revoir de fond en comble son hôtel courchevellois. « Ce fut un très grand palace, qui a vieilli et qui a besoin d’une profonde restructuration. La SBM va y mettre sa patte, choisir un architecte de renom et lancer un à deux ans de travaux pour en faire le plus prestigieux palace de Courchevel », promet son président. Propriétaire dans quelques jours sur le papier, la SBM laissera encore cette saison, le propriétaire vendeur exploiter son établissement. « Nous n’étions pas prêts à démarrer les travaux en décembre, nous les lancerons au printemps prochain. »

Une première étape avant d’autre? L’ambition internationale de Stéphane Valeri demeure. « Nous avons à Monaco une activité saisonnière, moins qu’avant mais encore un peu trop. Si nous voulons nous développer à l’international entre autres, c’est aussi pour nous développer sur des périodes où l’activité est plus faible à Monaco, comme l’automne et l’hiver. D’où l’investissement à Courchevel. Et demain, on pourrait imaginer être présent dans des îles du Sud qui ont une activité très forte sur la période hivernale. »

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