Nouveau virage pour l’épreuve du permis de conduire. La réforme du Code de la route, entrée en vigueur en France en septembre dernier, est en marche au sein des auto-écoles monégasques depuis le début du mois. L’intérêt de cette réforme : moderniser l’examen en introduisant de nouvelles questions et mettre davantage l’accent sur la sécurité routière.
Alors on attache sa ceinture, on règle ses rétros, et on positionne ses mains à dix heures dix. Mais avant de passer à la pratique, l’étape théorique est obligatoire. Et celle-ci a subi quelques changements ces dernières semaines…
Au carrefour de la modernité et de la sensibilisation
Fini les images désuètes et les questions alambiquées. Rendre l’examen plus interactif en introduisant des supports visuels et des questions claires, tel est l’impératif de ce changement. « Les questions actuelles datent de plus de 10 ans. Il nous est donc apparu nécessaire de procéder à cette réforme pour moderniser l’examen et le rendre plus intelligible », a indiqué dans un communiqué Aurélie Peri, cheffe du service des titres de circulation.
Pour Christine Gras, monitrice au sein de l’auto-école Georges, cette réforme incite également les futurs conducteurs à adopter un comportement plus responsable. « Il y a plus de questions sur l’écologie et les économies de carburant. Cela s’inscrit dans la dynamique écoresponsable de la Principauté et sensibilise les candidats sur ces enjeux », précise la formatrice.
« Les jeunes trouvent le Code plus compliqué »
Futurs conducteurs, gardez votre sang-froid. En dépit de ces quelques changements, sur le fond, rien ne change. « Dans les grandes lignes, le Code est identique à Monaco. Néanmoins, il reste un peu plus complexe car très axé sur la réglementation et la signalisation », souligne Thomas Spillebout, moniteur au sein de Monaco Bonne Conduite.
Pour mettre en place ces nouveautés, les auto-écoles monégasques ont collaboré étroitement avec le service des titres de circulation. Avant cette réforme, les écoles de conduite opéraient déjà des changements régulièrement pour actualiser leurs cours. « Nous avons participé à ces changements globaux en corrigeant certaines questions. Les jeunes trouvent le Code plus compliqué mais ils s’habitueront, la clef c’est de bien réviser », assure Thomas Spillebout.
« Le code ne doit pas être facilité »
Une complexité vient s’ajouter aux subtilités opposant les deux territoires en matière de Code de la route. En France, les programmes sont plus axés sur les situations. Un choix illogique pour Thomas Spillebout. « J’ai vu des gens ayant eu leur Code ne sachant pas ce qu’est un stop. Par contre, ils savent qu’il faut mettre un anti-vol sur la roue… Pour moi, le Code ne doit pas être facilité sous prétexte de vouloir attirer plus de candidats », déplore le formateur.
Du côté de la Principauté, les auto-écoles comptent bien maintenir un niveau élevé de l’examen. Pour les moniteurs, sécurité, sensibilisation et apprentissage assidu de la réglementation demeurent les pré-requis indispensables d’un bon conducteur.
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