Le match du premier tour de la Coupe de France, avait lieu sur le terrain de foot de Morieux, dimanche. Le GF CAMP a éliminé le FC Mené (Langourla, Collinée, Saint-Jacut du Méné, Saint-Gouéno, Saint-Gilles-du-Méné et Le Gouray) avec une victoire 4 buts à 3. Mais ce rendez-vous sportif a été l’occasion pour les dirigeants du GF CAMP de convier la population et de nombreux élus pour protester contre la destruction du terrain des sports.
Les élus d’opposition présents
Le président Vincent Briens et le coordinateur local Claude Botrel avaient réuni beaucoup de Morivains, les élus de Coëtmieux avec les adjoints, les élus de Pommeret avec le maire Serge Guinard et des adjoints, le député Marc Le Fur, la conseillère municipale de l’opposition à Lamballe-Armor, Samira Goaster. Le maire délégué de Morieux, Pierrick Briens, était sur place mais a refusé de prendre la parole : « un terrain de foot n’est pas un lieu d’expression politique », rappelant au passage les contraintes de la commune nouvelle, qui doit gérer 11 terrains de foot pour 17 000 habitants, et qui a organisé deux réunions de concertations sur le sujet.
Un terrain de jeu, un pumptrack et des logements
En début de match, les joueurs, entraîneurs et entraîneurs ont exprimé leur mécontentement sur le « démantèlement d’un terrain en parfait état et utile au club ». À la mi-temps du match, Claude Botrel, aux côtés du président, déçu de la non-représentation du maire de Lamballe-Armor ou des adjoints aux sports, a pris la parole : « En janvier 2023, nous avons eu écho de l’idée de Lamballe-Armor d’installer une plaine de jeux avec pumptrack par un communiqué de presse. Lors de l’assemblée générale en juin, aucun élu n’est venu à la réunion présenter le projet. À ce jour, un courrier du club, expliquant le mécontentement et demandant des explications est resté sans suite. Nous subissons les idées de la nouvelle municipalité », résume Claude Botrel. Parmi les informations sur l’avenir du terrain, le projet de 30 à 50 logements surprend les dirigeants du club.
« La lettre envoyée par le club fin juin ne restera pas sans réponse », promet Pierrick Briens, qui rappelle que le projet n’est pas encore définitif. « Il y a trois options possibles, mais toujours avec un terrain de jeu et de l’habitat, afin de faire face à la pénurie de logements ».
Michèle Le Flahec, de l’association de sauvegarde du patrimoine de Morieux, fait part de son incompréhension : « Démolir un lieu de rencontre ? Les élus marchent sur la tête. C’est décision unilatérale ».
Face au nombre croissant d’équipes au sein du club dont des équipes féminines qui joueront le samedi à Morieux, le président demande le maintien du terrain, qui devrait rester à disposition jusqu’à la fin de la saison.
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