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À Orléans (Loiret), des citoyens se forment pour intégrer la réserve opérationnelle de la police nationale. Au total, ils suivent quatre semaines d’enseignements afin de pouvoir, par la suite, participer à des missions sur le terrain. « Il s’agit de missions réalisées en fonction des besoins dans les services, notamment pour la sécurisation de grands événements», résume le capitaine François, l’un des référents de la formation.
L’un des centres nationaux de formation des réservistes se trouve à l’Hôtel de police d’Orléans. Les futurs engagés (qui viennent de toute la France) s’instruisent deux semaines, « sur la déontologie, le droit, les techniques d’interpellation», avant l’épreuve fatidique du tir !
Le tir, une épreuve capitale !
A la fin des deux premières semaines de formation, les candidats doivent réaliser un test d’aptitude au tir. S’ils ne le réussissent pas, ils doivent recommencer la formation. En cas de succès au tir, elle se poursuit sur deux semaines, dont une réalisée dans le lieu d’affectation qu’ils choisissent eux-mêmes.
Les futurs réservistes ne seront donc pas forcément affectés à la police du Loiret… Originaire de Rennes (Ille-et-Vilaine), Laurence fait partie d’une promotion de 53 volontaires et suit ladite formation à Orléans. Cette assistante en ressources humaines est arrivée là par « implication familiale. J’ai beaucoup de personnes de mon entourage qui sont dans la police et j’avais envie d’aider, d’être à proximité de la population car la police, ce n’est pas seulement de la répression».
L’ancienne militaire de 52 ans apprécie être au contact « d’encadrants investis et disponibles». Même constat pour Frédéric, venu de Vierzon (Cher). À 55 ans, ce retraité de la gendarmerie avait « envie de passer de l’autre côté pour découvrir autre chose que l’esprit militaire de la gendarmerie. Je veux continuer d’être engagé».
Les profils de ces volontaires sont toutefois très variés. « On a eu des agents hospitaliers, un conseiller municipal, des pilotes de ligne, des étudiants, des ingénieurs et même un attaché parlementaire ! C’est assez représentatif de notre société», se félicite le capitaine François, qui salue « un dispositif qui enrichit la police».
Lancé au niveau national en 2022, la réserve opérationnelle de la police nationale a déjà permis de recruter 7000 vacataires en France (dont 2 à Montargis et 16 à Orléans), et vise les 30 000 volontaires d’ici fin 2030.
« La rémunération n’est pas leur principale motivation »
Pour ces réservistes, une rémunération est prévue, de l’ordre de 68 euros (pour 7 heures de travail par jour). « Mais le plus souvent, la rémunération n’est pas leur principale source de motivation. Les réservistes veulent être dans le concret et que leur mission donne du sens à leur vie», observe le capitaine François.
Toutefois, leur implication est limitée. S’ils peuvent réaliser jusqu’à 90 vacations par an, les réservistes n’interviennent pas dans les missions d’enquête ou de certains services de la police.
« Ils ont un rôle important mais sont toujours encadrés par des policiers expérimentés et portent une arme de service. S’ils le souhaitent, ils peuvent aussi monter en grade», précise le capitaine François.
Depuis le lancement du dispositif, 144 hommes et 26 femmes réservistes ont été formés au commissariat d’Orléans.
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