Des tirs sporadiques ont retenti vendredi soir à Port-au-Prince, a constaté un correspondant de l’AFP. Des habitants de la capitale haïtienne cherchent désespérément à se mettre à l’abri de la violence des gangs qui a explosé ces derniers jours.
Le climat d’insécurité se poursuit en Haïti. Des tirs sporadiques ont retenti vendredi 8 mars au soir à Port-au-Prince, a constaté un correspondant de l’AFP, alors que la violence des gangs a explosé dans le pays ces derniers jours.
Les bandes criminelles, qui contrôlent la majeure partie de la capitale ainsi que les routes menant au reste du territoire, s’en prennent depuis plusieurs jours aux sites stratégiques – commissariats, prisons ou encore tribunaux – en l’absence du Premier ministre Ariel Henry, dont elles réclament la démission tout comme une partie de la population.
Celui-ci est, selon les dernières nouvelles, bloqué dans le territoire américain de Porto Rico après un voyage à l’étranger.
Les tirs ont été entendus à Port-au-Prince pendant toute la soirée de vendredi, selon le journaliste de l’AFP sur place, les quartiers du centre-ville – Turgeau, Pacot, Lalue ou encore Canapé-Vert – étant particulièrement sous tension.
Les riverains redoutant des attaques des groupes armés se mettent à l’abri. Des habitants affirment avoir assisté à des affrontements « entre des policiers et des bandits ». Ces derniers veulent visiblement prendre le contrôle des bâtiments de la police situés au Champ-de-Mars, dans le centre de la capitale.
Avec AFP
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