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mis à jour le 2 Nov 23 à 9:20
Il est Havrais. Il est entré dans la légende des sports de combat, et plus particulièrement du kick-boxing.
Touche-à-tout, le seinomarin Jérôme Le Banner compte bien offrir à Rouen (Seine-Maritime) un « roi des combattants » grâce à sa toute récente organisation de MMA : le King Of Fighters.
En plus du kick-boxing, le Havrais a touché dans sa jeunesse au judo, au karaté, à la boxe ou encore au full contact. Et on lui connaît aussi une petite carrière en arts martiaux mixtes, ou mixed martial arts (MMA) en anglais.

Le MMA, un sport qui gagne en popularité
Discipline interdite à la compétition en France jusqu’en 2020, les arts martiaux mixtes regroupent, purement et simplement, tous les sports de combats.
Entre autres, des techniques de muai-thaï, jiu-jitsu brésilien, boxe et lutte. Au final, tout est permis (ou presque) quand on pratique le MMA. C’est cette grande diversité – dont l’engouement et la popularité ne cessent de croître en France et dans le monde – que veut développer dans le pays Jérôme Le Banner et son associé Jérôme Bouffard.
Devenir la plus grosse organisation de France
Avec le King Of Fighters, les deux hommes voient grand. Très grand. Ils envisagent de faire de cette organisation l’une des plus importantes en France. Et quand bien même il y a de la concurrence en face, « on se rend compte qu’il y a de la place pour tout le monde », observe Jérôme Bouffard.
L’objectif est simple :
Déterminer quel est le meilleur sport de combat et qui est le meilleur combattant.
C’est à cette question que les organisateurs veulent répondre, en faisant parler les poings de leurs combattants, mais aussi leurs jambes, et leurs techniques de lutte.
Une tournée dans les plus grandes villes de France
Après un premier tournoi organisé le 30 juin dernier à Rennes, c’est sa Seine-Maritime natale que Jérôme Le Banner a choisi pour la deuxième date. Au Kindarena de Rouen, le 1er décembre 2023, le show s’annonce intense.

Ce KOF numéro 2 rouennais est le premier d’une longue série d’événements. « On veut faire une date par mois dans de grandes villes de France, insiste Jérôme Bouffard. Comme ça, on espère pérenniser notre organisation et revenir chaque année dans les villes où le public répond présent. »
Après Rouen suivra Marseille, Genève, Lille ou encore Strasbourg. Contrairement à l’organisation concurrente, le ARES Fighting Championship, le KOF veut « sortir de Paris et s’établir partout en France ». Jérôme Bouffard en est persuadé : « Ce sera notre force et un moyen de se démarquer des autres. »
Recruter un maximum de « combattants français »
Même s’il s’agit d’une organisation privée, le King Of Fighters fait partie intégrante de la FMMAF, la fédération française de MMA. Son fonctionnement reste toutefois indépendant et, comme ses concurrents, le KOF recrute lui-même ses combattants.
Un vrai effort est fourni pour trouver « des combattants français », nous explique Jérôme Bouffard. L’occasion pour ces derniers « de se professionnaliser » s’ils sont encore amateurs, voire de développer « un palmarès s’ils sont déjà pro », poursuit l’organisateur.
Un tremplin, mais pas que…
Inévitablement, les meilleurs éléments pourraient être signés dans des organisations plus prestigieuses. Jérôme Bouffard compare ce risque à celui d’un joueur français qui évolue dans un petit club et se fait signer dans un club de classe mondiale « comme le FC Barcelone ». « Ça ne se refuse pas », convient-il. Et les membres du KOF en sont bien conscients.
Dernièrement, c’est Oumar Sy, un des combattants français les plus prometteurs du moment, qui a signé à l’UFC (Ultimate Fighting Championship) après un combat au KOF en main event (combat principal) à Rennes le 30 juin.
En devenant l’une des meilleures organisations françaises, le KOF espère maintenir son effectif d’une trentaine de combattants. On peut y ajouter ponctuellement des concurrents extérieurs – par exemple des gloires passées de l’UFC – qui viennent apporter du challenge aux contractuels français.

Si la vision de « tremplin » paraît inévitable pour le KOF, les deux associés à son origine espèrent découvrir des pépites, mais également « faire revenir des gros combattants français partis aux États-Unis ou en Asie ».
Et d’ailleurs, « on met les moyens pour recruter des Français qui performent ailleurs en ce moment », nous assure Jérôme Bouffard. Le tremplin est donc loin d’être « une fatalité ».
King Of Fighters #2 au Kindarena de Rouen, le samedi 1er décembre 2023. Il est toujours possible de réserver en cliquant ici.
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