Alcoolisé, il se fait arrêter pour excès de vitesse à Monaco: un multirécidiviste bénéficie de la clémence de la justice

De passage en Principauté, un Strasbourgeois avait décidé de se mettre aux verres pour la soirée du 11 avril dernier. Après une tournée dans divers établissements de nuit monégasques, une sensation de liberté totale accompagnait cet homme de 32 ans.

Il prenait le volant de sa Porsche et roulait à vive allure sur une partie du mythique circuit du Grand Prix de F1. Les policiers ne tardaient pas à le coincer vers 3 heures dans le secteur du virage de l’hôtel Fairmont.

« Vous rouliez à une vitesse insensée, remarque à l’audience le président Florestan Bellinzona. À Monaco, elle est limitée à 50 km/h! Je vous signale également que l’alcoolémie maximale autorisée pour rouler en voiture est de 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré. Or, le taux mesuré quand vous étiez contrôlé affichait 0,83 mg/l. Quelle était l’utilité de votre bombe lacrymogène? Elle n’avait rien à faire dans votre poche. »

Un casier judiciaire bien chargé

Un traditionnel examen des casiers judiciaires a démontré en grande partie la réputation pour les excès délictuels du prévenu au temps de sa minorité. « Au moins quinze mentions figurent sur le relevé de vos condamnations en France : recel de vol, vols aggravés, dégradations, conduite sans permis, refus d’obtempérer, extorsions… »

Le marchand de biens fait part d’une enfance délaissée et des parents absents. « C’était une période où je faisais n’importe quoi… Aujourd’hui ce passé est révolu. Je travaille pour gagner ma vie honnêtement et je marche droit. J’essaie de fonder une famille avec femme et enfant. Je suis venu ce jour d’Alsace pour être devant vous afin d’expliquer mon comportement. »

Le parquet apparaît sensibilisé au discours propice aux concessions annoncées par le prévenu. D’ailleurs, le premier substitut Valérie Sagné dans ses réquisitions a souligné la volonté du Strasbourgeois « de rompre avec la délinquance quand il se sent majeur ». « Il est bon toutefois de l’informer que l’on n’a pas nécessairement les mêmes réflexes si l’on conduit son véhicule, puissant ou non, avec cette remarquable alcoolémie. Je vais réclamer une peine juste: quinze jours d’emprisonnement assortis du sursis. Plus une somme de 1.000 euros pour l’amende.

À l’issue de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Monaco, les juges ont préféré taper au portefeuille avec une seule amende à hauteur de 1.500 euros et la confiscation de la bombe lacrymogène.

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