Nous sommes en 2027. Vous venez de changer la vieille caméra de votre iPhone, qui ne fonctionnait plus. Vous donnez un dernier tour de vis, glissez une batterie neuve dans l’appareil, connectez votre câble USB-C et téléchargez Fortnite. Ou une appli de porno. Et vous bénissez l’Union européenne (UE). Car rien de tout cela ne serait possible sans les lois qu’elle impose au monde de la tech pour s’améliorer.
De fait, on assiste en ce moment à un crescendo de directives européennes – en passe d’être adoptées ou d’entrer en vigueur – contraignant les grands acteurs de la tech à réellement changer leurs pratiques. Ce qui est en soi une prouesse car Apple, Google, Meta, Amazon et OpenAI comptent parmi les organisations les plus puissantes de notre époque.
Alors que l’on pourrait s’en féliciter, saluer cette victoire ou y trouver une source d’espoir, bon nombre de réglementations européennes sur la technologie suscitent au mieux de l’ennui, au pire de la colère. Quelque part entre “arf, voilà qu’ils veulent réglementer l’arrondi des cornichons” et “pff, ils sont en train de ruiner toutes ces belles innovations”. Alors certes, tous les textes européens ne sont pas parfaits, mais les exemples positifs ne manquent pas.
Droit à la réparation
Début février, les institutions européennes se sont entendues pour renforcer le “droit à la réparation” des appareils électroniques. Qu’il s’agisse de votre machine à laver ou d’un smartphone, les fabricants ne pourront plus installer de verrous empêchant la réparation de leurs produits par des spécialistes indépendants. Ils devront également proposer des pièces de rechange à des prix abordables. Ce projet de directive a déjà des conséquences réelles : sans lui, on doute fort qu’Apple aurait, de s
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