Le Premier ministre haïtien Ariel Henry s’est rendu dans la capitale de l’Arabie Saoudite, Riyad, mardi 14 novembre en vue de participer au sommet Caricom-Arabie Saoudite qui s’est tenu, les 16 et 17 novembre. Lors de ce sommet de coopération entre les pays de la région des Caraïbes et le pays du Moyen-Orient, le numéro un de la primature haïtienne a signé un protocole d’accord avec PDG du Fonds saoudien de développement, M. Sultan Abdulrahman Al-Marshad, en vue du renforcement de la coopération entre les deux pays dans divers domaines, notamment, les infrastructures, l’énergie et le tourisme, selon un communiqué du ministère de la Culture et de la communication.
Ce protocole d’accord signé entre Haïti et l’Arabie Saoudite le 16 novembre, première journée de ce sommet où le focus a été mis sur le renforcement de la coopération entre le Royaume d’Arabie Saoudite et les pays de la Caricom, le changement climatique, les énergies renouvelables, les investissements, le commerce et les échanges culturels entre le pays Hôte et ceux des Caraïbes, est le premier pas dans la coopération entre les deux pays.
Le Premier ministre haïtien multiplie les rencontres de coopération
En effet, les 17, 18 et 19 octobre dernier, le neurochirurgien qui dirige la Primature haïtienne depuis 2021, a participé au premier sommet Canada-Caricom co-présidé par le Premier ministre canadien, M. Justin Trudeau, et son homologue de la Dominique, M. Roosevelt Skerrit, président en exercice de la Caricom, où la question de la sécurité régionale a été abordée avec pour sujet principal la situation qui prévaut en Haïti.
Sur la question de la migration, Ariel Henry a participé, sous invitation du président mexicain Andrés Manuel López Obrador, les 21 et 22 octobre dernier à Palenque dans l’Etat du Chiapas, au Mexique, au sommet sur le développement et la migration organisé par ce pays de l’Amérique du Nord, une des destinations privilégiées des migrants haïtiens.
Lors de ce sommet sur la migration, le PM Henry a plaidé pour des investissements massifs dans les pays d’origine des migrants, en vue de leur offrir un avenir et une espérance chez eux pour combattre la misère et favoriser la création de richesses et d’opportunités pour une vie meilleure.
Tout de suite après ce sommet, le gouvernement haïtien a décidé de stopper les voyages vers le Nicaragua, pays utilisé par les Haïtiens pour transiter vers d’autres pays d’Amérique Latine afin d’atteindre les Etats-Unis, « « en raison des inquiétudes croissantes concernant une vague migratoire massive qui a conduit des dizaines de milliers d’Haïtiens à utiliser ce pays d’Amérique centrale comme tremplin vers les États-Unis », avait rapporté le média américain Miami Herald.
Entre temps, les Etats-Unis, le Canada et des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont réalisé le premier sommet d’Alliance des Amériques pour la prospérité économique (Apep), un forum qui vise à renforcer les liens économiques et à construire des chaînes d’approvisionnement durables dans les Amériques. Lors de ce sommet stratégique pour les Américains dans leur lutte pour limiter l’influence chinoise dans la zone, les dirigeants des pays présents ont pris l’engagement à élargir les liens économiques dans l’hémisphère occidental.
Dans une déclaration commune, les dirigeants des Amériques ont dit souhaiter que cette alliance stratégique serve de plate-forme régionale durable pour mettre en œuvre un programme de développement économique et ambitieux, flexible et axé sur des objectifs, tout en soulignant leur engagement dans la lutte pour la démocratie, l’État de droit, la diversité et l’inclusion, le travail décent et les emplois bien rémunérés, la protection environnementale et sociale, les droits du travail, les droits de la personne universels et les libertés fondamentales dans les Amériques.
Pour le président américain, l’objectif est d’exploiter l’incroyable potentiel économique des Amériques et de faire de l’hémisphère occidental la région économiquement la plus compétitive du monde. Joe Biden dit vouloir que ses voisins les plus proches sachent qu’ils ont un véritable choix entre une diplomatie du piège de la dette et des approches transparentes de haute qualité en matière d’infrastructures et d’interdéveloppement, en référence à l’approche chinoise dans la région.
Il ne reste plus qu’à attendre de voir ce que seront les avantages des différentes coopérations entre Haïti et d’autres pays du monde sous la gouvernance d’Ariel Henry. Pour l’instant, les chantiers de base tels que la sécurité ou encore les élections restent sans réponse concrète dans une Haïti où les bandes criminelles imposent leur loi dans différentes régions du pays, empêchant ainsi le bon fonctionnement de l’économie, l’organisation des élections, la libre circulation et les investissements pouvant faciliter la croissance économique du pays.
Selon des observateurs haïtiens et étrangers et des opposants de la classe politique entre autres, Ariel Henry n’a pas la volonté de faire avancer les choses pour le rétablissement de l’ordre démocratique. Certains l’accusent même de faire partie de ceux qui alimentent l’instabilité dans le pays. C’est le cas de la députée américaine aux origines haïtiennes, Sheila Cherfilus McCormick qui a même demandé la démission d’Ariel Henry pour la mise en place d’un gouvernement de transition en Haïti, soutenant que le pays est dans cet état sous le leadership du PM, ajoutant même qu’elle se doute que le premier ministre haïtien ne soit pas impliqué dans le problème du pays aussi.
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