ARTE Reportage – Hamas et Fatah / Sénégal / Syrie – Regarder l’émission complète

Liban : alliés aujourd’hui dans la lutte contre Israël, le Hamas et le Fatah sont divisés sur les moyens d’atteindre leur objectif / De Dakar à Tenerife, la dangereuse route migratoire maritime ne décourage pas les nombreux candidats à l’exode / Syrie : tout près de la frontière turque, un camp accueille des Syriens atteints de cécité.

Liban : Hamas et Fatah, la désunion sacrée ?
Située à 80 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière avec Israël, Beyrouth, à la marge de la guerre féroce que se livrent l’État hébreu et le Hamas dans l’enclave palestinienne de Gaza, observe la situation avec inquiétude.
Dans les camps palestiniens, les militants du Hamas, le mouvement palestinien et ceux affiliés au Fatah, la branche militaire historique de l’Organisation de libération de la Palestine, sont plongés dans l’incertitude et la tension. Notre équipe a partagé le quotidien de deux militants : Oussama pour le Fatah et Khaled pour le Hamas. S’ils partagent un objectif ultime, rendre la Palestine aux Palestiniens, les deux hommes sont divisés sur les moyens d’atteindre ce but. Leur témoignage apporte un éclairage en demi-teinte sur les relations souvent compliquées entre ces frères ennemis, alliés aujourd’hui dans la lutte contre Israël.

Sénégal : l’exode des pêcheurs
En pleine nuit, sur les plages du Sénégal, des silhouettes montent à bord de pirogues avec quelques affaires et des vivres pour une traversée éprouvante d’une semaine. Ces hommes, ces femmes et ces enfants embarquent, souvent munis d’une simple boussole, pour une des routes migratoires les plus dangereuses au monde qui doit les mener jusqu’à l’archipel espagnol des Canaries. Certaines tragédies n’effacent pas le désir d’escapade. Depuis le début de l’année, plus de 23.000 migrants sont arrivés clandestinement sur cet archipel espagnol, un record… Parmi les passagers, de nombreux pêcheurs sénégalais tentent le tout pour le tout dans l’espoir d’une vie meilleure. Alors que la pêche artisanale faisait vivre un habitant sur cinq au Sénégal, le poisson se fait de plus en plus rare à cause de la concurrence des chalutiers industriels. En effet, le Sénégal a signé des accords de pêche avec l’Union européenne, mais aussi attribué de manière douteuse des licences à des navires chinois. Résultat : les pêcheurs n’ont plus de quoi subvenir aux besoins de leurs familles et quittent le pays en masse, venant grossir le nombre de candidats à l’exode.

Syrie : Sarmada, à l’ombre de la guerre
Dans le nord-ouest de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, le camp Al-Nouri accueille des civils non-voyants. Si certains ici sont aveugles de naissance, la majorité d’entre eux ont été blessés durant les bombardements qui ont ravagé leurs régions d’origine. Dans les ruelles étroites, des inscriptions en braille les aident à s’orienter. Ici, tout est fait pour leur faciliter la vie. Au quotidien, ils travaillent, s’occupent de leurs proches, font du sport, jouent aux dames… Ensemble, ils tentent de survivre malgré leur handicap, dans une région toujours ravagée par la guerre. D’autant plus que les bombardements de l’armée de Bachar al Assad et de son allié russe se poursuivent dans la région. Mais cette mise à l’écart volontaire du reste de la société, convient-elle à tous ici ? Comment perçoivent-ils la guerre avec leurs autres sens ? Notre équipe a rencontré Sahar, Ayman, Abu Mahmoud et Yazan, tous déplacés de leur ville d’origine dans l’enclave rebelle d’Idleb.

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