Les chiffres font froid dans le dos. Entre les mois d’aout et de septembre 2023, plus de 700 agressions, 200 viols, 110 cas de détournement d’itinéraires et 930 cas d’accidents graves ont été enregistrés par les autorités camerounaises à travers le pays. Signe d’une recrudescence de l’insécurité dans les villes, ces délits et forfaits ont surtout en commun d’avoir tous connu l’implication de conducteurs de motos-taxis, les fameux « benskineurs », qui assurent le transport des personnes et des biens dans les villes et villages du pays.
Selon le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qui en a fait la révélation le 27 septembre dernier, la situation est « extrêmement grave ». « Il y a des conducteurs de motos-taxis qui sont payés pour aller braquer, assassiner ou vandaliser, a-t-il détaillé. Ça ne peut plus continuer. La loi, on va l’appliquer, et ce sera extrêmement dur ». Le membre du gouvernement, qui mettait ainsi en garde les acteurs du secteur incriminé, a également annoncé l’imminence d’une « opération tolérance zéro », dont le but sera d’extirper des rangs les « bandits et autres trafiquants ».
Une loi inappliquée depuis 2013
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