Au moins six hauts dirigeants font l’objet de signalements pour parjure

C’est le 16 janvier que la commission d’enquête sur les dysfonctionnements des fédérations présentera son rapport de synthèse, fruit de six mois d’auditions bouclées le 23 novembre dernier. Au total, elle aura entendu 90 témoins, dont les principaux dirigeants du sport français, pour tenter de comprendre pourquoi tant d’instances ont été confrontées à des scandales ces dernières années.

Toutes les personnes interrogées ne se sont pas montrées précises ou exactes dans leurs déclarations. Selon Le Monde, la commission d’enquête a émis le 26 décembre six signalements à la justice pour parjure. Cinq d’entre eux traitent de possibles non-signalements de violences sexuelles et sexistes. Ils concernent le président de la Fédération française d’équitation (FFE), Serge Lecomte, son homologue des sports de glace (FFSG), Gwenaëlle Noury, mais aussi Jean-Luc Rougé (ex-président de la Fédération française de judo [FFJDA]), Jean Lapeyre le directeur juridique de la Fédération française de football (FFF) et Fabien Canu, directeur général de l’Insep.

Un septième nom évoqué

Par ailleurs, Gilles Moretton, à la tête de la Fédération française de tennis (FFT), a également fait l’objet d’un signalement d’après Le Monde, pour un possible parjure sur des éléments financiers. La balle est désormais dans le camp du procureur de Paris quant à la suite à donner à ses signalements. Le quotidien évoque aussi un septième nom envoyé ultérieurement par la commission au parquet, celui du président de la Fédération française de kickboxing, muay thaï et disciplines associées (FFKMDA), Nadir Allouache.

L’ensemble des personnes passées devant la commission d’enquête pouvaient corriger leurs déclarations avant le 19 décembre. Cela a été le cas de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, qui avait été interrogée au sujet de son ancienne fonction de directrice générale de la FFT, occupée de 2021 à 2022.




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