Au Niger, la junte bannit une application sur la santé sexuelle des femmes

Publié le 15 février 2024

Lecture : 1 minute.

Le ministre de la Communication du Niger a ordonné le 14 février la suppression d’une application de sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive des femmes, selon un communiqué du ministère consulté.

« Le ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie numérique, Sidi Mohamed Raliou, a reçu ce [14 février] » deux membres de l’ONG Women Environmental Programme (WEP), « le gestionnaire comptable » Mijinguiné Abdou Maman Sani « et la responsable de communication, Salac Moumouni Aichatou », indique le ministère.


la suite après cette publicité


Ces deux représentants de WEP « ont reçu instruction » du ministre « de retirer d’internet l’application Yamaro », qui sensibilise à la santé sexuelle et reproductive des femmes, selon la même source. « Ce retrait concerne également tous les autres canaux de diffusion » de Yamaro, écrit le ministère.

Les « sexpertes », ces Africaines qui brisent les tabous

« L’application n’ayant pas été validée par le ministère en charge de la Santé, ni par le ministère de l’Éducation », la « Haute Autorité de protection des données à caractère personnel » ou « le ministère en charge de l’Économie numérique », justifie-t-il.

Avortement, mutilation…

WEP Niger est une antenne de l’ONG du même nom créée au Nigeria, où se trouve son siège. Le 14 février au soir, WEP Niger n’avait pas encore réagi à cette annonce.

À la mi-janvier, l’Agence nigérienne de presse (ANP, officielle) avait annoncé le lancement de l’application Yamaro pour février. « Les jeunes filles sont confrontées à d’énormes problèmes », comme « un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions », des « mutilations génitales féminines », ou de la « violence sexuelle et domestique », avait alors affirmé la directrice exécutive de WEP Niger, Samira Marichatou Amadou.

En Mauritanie, Fatimetou Mint Abdel Malick, l’engagement féministe intact

la suite après cette publicité


Les causes de ces problèmes : « les préjugés socioculturels, la couverture sanitaire faible », ou encore une « méconnaissance » de la santé sexuelle, avait-elle poursuivi.

(avec AFP)


la suite après cette publicité


La Matinale.

Chaque matin, recevez les 10 informations clés de l’actualité africaine.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.