Au Sénégal, ambiance tendue à un mois de la présidentielle

Le calvaire de l’hivernage a été long. En fin d’année, une chaleur moite enveloppe Dakar, ville-champignon, constamment embouteillée. Pour rejoindre la presqu’île du Cap-Vert, le cœur de la capitale, mieux vaut emprunter l’unique route à péage d’Afrique de l’Ouest, construite par l’entreprise française Eiffage. Comptez quatre euros pour un gain de temps d’une heure trente. « C’est très cher », souffle Sadio, au volant de son taxi déglingué, tout en tambourinant sur son klaxon. « Les Français et le gouvernement gardent tout pour eux. Et nous, le peuple, nous restons misérables », lâche-il, en essuyant son front perlé de sueur. L’homme de 32 ans habite à Pikine, une banlieue pauvre et surpeuplée, où les égouts débordent chaque année. À 15 kilomètres de là, c’est un autre monde. Dans le centre-ville très huppé de Dakar, des blindés de la gendarmerie quadrillent les carrefours. Et des slogans politiques ornent les murs. À l’approche de l’élection présidentielle de février, les jeux sont loin d’être faits. Et le pouvoir craint toujours un nouvel embrasement de la rue.

Le procès Sonko embrase la rue

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