Au Sénégal, vers une libération de Sonko et Diomaye Faye ?

Publié le 21 février 2024

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Alors qu’au Sénégal des centaines de personnes ont été placées en détention depuis 2021 en lien avec l’agitation politique, plusieurs centaines d’opposants ont été libérés ces derniers jours. Un nombre de libérations provisoires qui s’élève à 344,  tandis que plus de 200 autres dossiers sont encore à l’étude, selon le ministère de la Justice.

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Aïssata Tall Sall, la ministre sénégalaise de la Justice, a déclaré le 20 février à la presse que ces récentes libérations provisoires avaient été décidées par la justice « au cas par cas, en fonction des éléments objectifs » des dossiers, et non pas « à la tête du client », en fonction de critères politiques, et qu’il en serait de même pour les opposants Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, son bras droit, candidat à la présidentielle des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef, parti dissous) en raison de l’invalidation de son mentor.


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Toutes les personnes qui viennent d’être libérées avaient été incarcérées pour « troubles à l’ordre public » et « les raisons qui les ont envoyées en prison n’ont jamais été des raisons politiques », a insisté Aïssata Tall Sall, réfutant « le qualificatif de détenus politiques ». « Nous n’avons jamais libéré de façon arbitraire, de façon massive, les personnes parce que la politique l’a exigé, loin de là », a-t-elle ajouté.

« Pacifier l’espace public »

Ces libérations répondent à sa volonté de désengorger les prisons, a-t-elle assuré, et à la demande du président Macky Sall qui, le 7 février, en pleine période de tensions, a dit vouloir « pacifier l’espace public ». « Nous sommes dans le sens de la décrispation, dans le sens de l’apaisement de la tension politico-sociale », a-t-elle souligné, relevant cependant que la justice suivrait son cours pour les personnes relâchées.

Les unes de la presse sénégalaise, le 16 février 2024. © Photo by Seyllou / AFP

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Interrogée sur une possible libération d’Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, elle a répondu qu’il n’y avait « pas de distinguo entre personnes connues et anonymes ». « Les dossiers s’apprécient au cas par cas, tout est possible selon la loi, tout est possible selon la procédure », a-t-elle affirmé, ajoutant à propos de Bassirou Diomaye Faye, qu’ »être candidat n’est pas une condition de liberté provisoire ».

Ce dernier est candidat à la présidentielle, laquelle devait avoir lieu le 25 février mais est pour l’instant reportée à une date indéterminée. Ses soutiens ont exigé sa « libération sans délai », au nom « de l’égalité de traitement » entre candidats à la présidentielle.

Le président sénégalais Macky Sall, à Dakar, le 9 février 2024. © AP Photo/Sylvain Cherkaoui

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Le Sénégal est entré en crise début février à la suite du report de ce scrutin au 15 décembre, un ajournement invalidé par le Conseil constitutionnel qui a exigé la tenue des élections « dans les meilleurs délais ».

(avec AFP)


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